Jobs Act italien, a-t-on crié victoire trop tôt ?

A la suite d'une manœuvre politique réussie, Matteo Renzi, alors secrétaire du parti démocrate, est choisi en février 2014, par le président de la République Giorgio Napolitano pour succéder à Enrico Letta au poste de Président du conseil des ministres, et devient ainsi le plus jeune « Premier ministre » de l'histoire du pays. Un an plus tard, en mars 2015, la « vague réformiste » déferle sur l'Italie avec, entre autres remous, le Jobs Act. C'est sur cette libéralisation du marché du travail italien que nous revenons aujourd'hui.

Le modèle social européen agonise

« L'austérité conduit à une Europe de plus en plus éclatée et divergente, une Europe à plusieurs vitesses » constate l'Institut syndical européen. Les Etats du Sud de l'Europe et certains à l'Est sont en voie de « sinisation » ! En témoignent les baisses de salaires, la dégradation des systèmes de protection sociale, la panne de croissance et l'augmentation des dettes souveraines

Etre Belge… mais pas trop !

Evidemment pour Metis comme pour d'autres la tentation belge est grande ! Il s'agit d'un pays fondateur de l'Europe, à l'intersection de cultures diverses, y compris en matière de BD, un pays qui abrite la plus grande partie des institutions européennes - certes pour le meilleur mais aussi parfois pour le pire - un pays décentralisé où tout ne procède pas du Roi ou du haut, un pays qui pour la qualité de son dialogue social - et de ses réalisations en la matière ! - est extrêmement riche, un pays où la société civile est foisonnante, un pays où, en dépit des inégalités, le niveau de vie moyen fait bien des envieux, un pays où, last but not least, le syndicalisme est un des plus puissants d'Europe... C'est sans doute ce modèle social belge qui tente Bernard Arnault, non ?

La crise, la Grèce, l’Europe et nous

Nous n'en avons pas fini avec la crise. Si certains avaient cru mieux résister que d'autres, si l'Allemagne continue à faire des envieux par son dynamisme économique ou son taux d'emploi, si d'autres se prétendent même sortis du marasme, il est évident qu'il n'en est rien. La menace grecque, - ce pays qui nous a tant donné y compris le vocable "krisis" - est désormais surveillée comme le lait sur le feu.