On se pose !

Le trop de réformes peut-il tuer les réformes ? La question mérite d'être posée. Pouce ! Posons-nous, faisons une pause, pas forcément au sens où il faudrait changer de cap comme au moment du Front populaire (la fameuse « pause ») ou en 1983 après l'arrivée de la gauche au pouvoir avec François Mitterrand. Mais au sens où toute réforme ne vaut que par la manière dont elle est déployée, digérée et appropriée par les acteurs, qui se transforment eux-mêmes en la mettant en œuvre.

Par |2019-05-29T18:50:28+02:0016 juillet 2018|Mots-clés : , , , , , , , |

Le travail-passion

Le dernier Prix du roman du travail et de l'entreprise, porté par Technologia et Place de la Médiation, et dont Denis Maillard a décrit dans Metis les ambitions, a consacré le livre de Catherine Poulain, Le Grand marin. Un choix étonnant. C'est un livre superbe, récit, auto-fiction, en tout cas une belle lecture pour l'été : un premier roman, mais un roman au sens plein de terme, dans lequel tout est vrai et tout est faux en même temps.

« Quand la littérature s’intéresse à la police, elle parle toujours du 36, jamais du 17 ! »

par Hugo Boris, propos recueillis par Denis MaillardDans son dernier roman, Police (Grasset), l'éc [...]

Quand la littérature donne chair au travail

Depuis 2009, chaque année au mois de mars, un jury, composé de syndicalistes, de représentants patronaux, de DRH, de spécialistes du social et de chercheurs, récompense un roman à qui le ministre du Travail remet le Prix du Roman d'Entreprise et du Travail. L'occasion pour Denis Maillard de revenir, en avril 2016, sur les rapports de la littérature et du travail

Le Ventre de Paris

« Le premier matin, lorsque Florent arriva à sept heures, il se trouva perdu, les yeux effarés, la tête cassée. Autour des neuf bancs de criée, rôdaient déjà des revendeuses, tandis que les employés arrivaient avec leurs registres, et que les agents des expéditeurs, portant en sautoir des gibecières de cuir, attendaient la recette, assis sur des chaises renversées, contre les bureaux de vente. »

Par |2019-06-17T17:48:39+02:0025 juillet 2016|Mots-clés : , , , |

Réparer Les vivants

« Derrière la porte du bloc, l'anesthésiste vérifie la mise en place du matériel destiné à la surveillance de la patiente : pose d'électrodes pour la vigilance cardiaque, pose des cathéters pour lire la tension en continu sur le scope, et cet appareil qui pince le bout des doigts pour surveiller le taux d'oxygène dans le sang. »

Par |2019-06-17T17:49:07+02:0025 juillet 2016|Mots-clés : , , , |

Les métiers selon Zola

Emile Zola fut lui aussi dans sa vie d'écrivain un « fou de travail » : « Pour moi la vie tout entière se résume dans le travail » disait-il. On ne sait pas toujours qu'à la toute fin de sa vie il a laissé un livre intitulé Travail, comme une sorte de roman philosophique entre naturalisme et messianisme. Il appartenait à une série dite Quatre Evangiles. Juste au tournant du 20e siècle. Au moment de l'Exposition Universelle de 1900. Les ouvriers de Lip l'ont réédité en 1979. Mais c'est dans L'Assommoir ou Germinal que l'on trouve les meilleures « descriptions de métiers ». Extraits

Vie occupée, vie d’artiste et vie élégante

Balzac, bien connu pour avoir été un « fou de travail », « un forçat littéraire », a écrit en 1830 ces lignes surprenantes. Il s'agit du Traité De la vie élégante qui lui a été commandé (et donc payé) par le journal La mode. Le texte est paru en cinq articles du 2 octobre au 6 novembre, donc juste après les journées révolutionnaires de juillet 1830 au cours desquelles on a remplacé un roi par un autre roi...Le texte a ensuite été repris dans Pathologie de la vie sociale et classé par Balzac dans les « Etudes analytiques » de La Comédie humaine. Extraits

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