2 minutes de lecture

Avatar

La retenue, pour ne pas dire plus, qui a saisi les partenaires sociaux sur les fameux « fonds » de l’UIMM n’a rien d’étonnant. Que ce soit au sein du patronat ou dans les confédérations syndicales, la sobriété est de mise. Mais quelle qu’ait été la nature des « œuvres sociales » abondées par ces fonds – et il serait surprenant qu’une partie n’aie pas été affectée soit à des organisations syndicales, soit à des activités menées pour « le compte de » -, la question des règles de financement des partenaires sociaux est à nouveau posée.

Une certaine transparence s’impose : il a fallu de nombreuses affaires et plusieurs mois de discussions pour y arriver dans les partis politiques. Il faudra s’y atteler sans tarder dans le domaine du dialogue social. Que le patronat puisse alimenter une partie des ressources syndicales, il n’y a rien là de criminel : des systèmes variés sont mis en place en Europe et, en France, les CE sont déjà dans ce cas, sans parler du secteur public coutumier de mises à disposition de fonctionnaires aux organisations syndicales etc… Mais il vaudrait mieux l’assumer et l’encadrer que le nier ou le cacher.

Claude-Emmanuel Triomphe

 

Print Friendly, PDF & Email
+ posts