Délibérer en entreprise ?

Les modes managériales sont impitoyables : qu’il s’agisse hier du lean management ou du modèle de l’entreprise libérée ou bien aujourd’hui du management agile, la solution est toute trouvée : réduisons ce management qualifié d’intermédiaire, comme les corps du même nom, réputés pour leur indécrottable conservatisme et leur pratique extensive de la résistance au changement. Dans l’ouvrage qu’il a dirigé et publié sous le titre L'Entreprise délibérée ; Refonder le management par le dialogue, Mathieu Detchessahar nous propose un diagnostic et des pistes d’action autrement plus subtils.

Par |2020-03-02T13:01:38+01:002 mars 2020|

IA, IOT, Big Data, digital… une opportunité pour le dialogue social européen en entreprise ?

Le numérique et l’intelligence artificielle se moquent des frontières. Les nouveaux algorithmes et le traitement des big data transforment le travail, modifient les contours des emplois, autorisent de nouvelles formes de travail indépendant. Christophe Teissier tire pour Metis les enseignements de différents programmes européens et du projet EWC 4.0.

Par |2020-02-24T12:30:31+01:0024 février 2020|Mots-clés : , , , , |

IA : Accompagner la transformation des métiers

Au sein du groupe Entreprise et Personnel, un dossier intitulé « Accompagner la transformation des métiers à l’ère de l’intelligence artificielle » vient d’être publié . Destiné aux directions des ressources humaines, il propose un modèle original d’analyse et d’anticipation des transformations provoquées par l’automatisation, la robotisation et maintenant l’intelligence artificielle, particulièrement dans les emplois de service. L’objectif est de permettre aux DRH de jouer un rôle actif dans la requalification des emplois menacés par ces développements. Cet article est issu d’un échange avec Fanny Barbier et Bernard Masingue, co-auteurs du dossier avec François Pichault.

Par |2020-02-24T11:05:41+01:0023 février 2020|

De l’ancien au nouveau CEP : des conceptions divergentes de l’accompagnement ?

Le principe de la création du Conseil en évolution professionnelle (CEP) a été acté dans l’accord de sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels de janvier 2013, en même temps que celui du Compte personnel de formation (CPF), et institutionnalisé dans la loi de juin 2013. L’accord de décembre 2013 et la loi de mars 2014 leur ont donné un contenu concret. La loi de 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a maintenu la possibilité de recourir au CEP, tout en modifiant son contenu et ses formes de mise en œuvre. S’agit-il d’un simple réaménagement technique au nom de l’efficacité, ou ne faut-il pas voir dans cette évolution une transformation de la conception de l’accompagnement portée par le CEP ?

Liberté de choisir son avenir professionnel ? Pouvoir d’agir individuel et collectif en question

L’application Mon compte Formation a été lancée le 21 novembre 2019 à grand renfort médiatique. Elle a fa [...]

Le parcours saisi par le droit

Le 21 novembre 2019, au CNAM, l’AFDET (Association française pour le Développement de l’enseignement Technique) a organisé un colloque original autour de la notion de « parcours ». Chose relativement rare, il s’agissait de réfléchir à la fois sur la formation professionnelle initiale et sur la formation professionnelle continue. Le monde de l’Education nationale et le monde du Travail ensemble et en discussion. La réforme Blanquer de la voie professionnelle et la réforme Pénicaud de l’apprentissage et de la formation continue. Jean-Marie Luttringer y a fait un exposé d’ouverture et Danielle Kaisergruber en a tiré des éléments de conclusion. D’où ces deux articles écrits en écho.

Par |2020-01-20T13:51:12+01:0018 janvier 2020|Mots-clés : , , , , |

Choisir son parcours professionnel ?

Le 21 novembre 2019, au CNAM, l’AFDET (Association française pour le Développement de l’enseignement Technique) a organisé un colloque original autour de la notion de « parcours ». Chose relativement rare, il s’agissait de réfléchir à la fois sur la formation professionnelle initiale et sur la formation professionnelle continue. Le monde de l’Education nationale et le monde du Travail ensemble et en discussion. La réforme Blanquer de la voie professionnelle et la réforme Pénicaud de l’apprentissage et de la formation continue. Jean-Marie Luttringer y a fait un exposé d’ouverture et Danielle Kaisergruber en a tiré des éléments de conclusion. D’où ces deux articles écrits en écho.

Liberté de choisir son avenir professionnel : le choix des mots

Je ne suis pas expert en communication politique et il se trouvera sans doute un membre de cette « profession » pour expliquer qu’on ne réforme pas sans afficher de grandes ambitions et que pour occuper une parcelle de l’espace médiatique, il faut frapper fort. Le président en exercice des Etats-Unis d’Amérique a mis la barre très haut, mais en Europe aussi des propos modérés présentant des mesures modestes risquent de passer inaperçus. Ce qui à défaut de nuire à l’efficacité de ces mesures serait sans doute préjudiciable à la réputation de réformateur de leurs auteurs. Du point de vue de cette « nécessaire emphase », la « Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est tout de même un cas d’école.  

Par |2020-01-20T12:24:52+01:0018 janvier 2020|Mots-clés : , , , , , |

Des leçons à retenir pour le CPF et son « appli »

A l’heure où l’application CPF entame sa période de rodage, un rapport de l’OCDE consacré aux comptes individuels de formation « Individual Learning Accounts (ILAs); Panacea or Pandora’s box? » arrive à point nommé. D’autant que ce rapport concentre ses analyses principalement sur six dispositifs mis en œuvre dans un passé plus ou moins récent parmi lesquels figure en bonne place le CPF dans sa version lancée en 2015, à côté de mécanismes provenant d’Autriche (Haute-Autriche), d’Italie (Toscane), d’Ecosse, des États-Unis (Michigan et Washington), et de Singapour.

Par |2020-01-06T17:43:50+01:006 janvier 2020|Mots-clés : , , , |

Pas de liberté professionnelle sans responsabilités sociales garantissant à chacun une égale capacité d’agir

Les travaux de Bénédicte Zimmermann, Directrice d’études à l’EHESS, portent, entre autres, sur la dialectique des droits individuels et des possibilités de parcours professionnels et sur la notion de responsabilité dans le travail et la construction des compétences. Elle analyse pour Metis l’évolution vers une responsabilité plus individuelle en matière de formation.

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