Les sujets environnementaux ne sont pas nouveaux pour les salariés et les militants car il en va de leur santé au travail. Mais plus récemment la préoccupation des sujets environnementaux et de la transition écologique a pris un relief essentiel et le dialogue social sur ces questions a été organisé par la loi Climat et Résilience d’aout 2021 et l’ANI d’avril 2023. Où en est-on un peu plus de 2 ans après ?
En 2023, Nicola Düll (Economix, Munich) a réalisé avec une équipe (Tim Vetter et Inga Pavlovaite) et des experts nationaux, une « thematic review » intitulée « Fair transition toward climate neutality » pour la Commission européenne. Metis en a traduit le chapitre IV « The rôle of social dialogue for a green transition » qui évalue le rôle des différents niveaux de dialogue social s’étant emparés du sujet. En fait c’est surtout aux niveaux intermédiaires, régional et sectoriel, que des initiatives se développent.
Les Collectifs sont un exemple particulièrement intéressant de levier de transformation venant du terrain. Ce sont des organisations, souvent informelles, qui se sont spontanément créées dans les entreprises dans le but de contribuer à leur transition écologique et sociale et de l’accélérer. Entretien avec Marion Rosenstiehl, qui en est une cheville ouvrière au sein du Groupe Suez.
Michel Weill est membre du comité de pilotage du club Convaincre-Rhône ; ce dernier a adhéré dès sa création au Pacte du pouvoir de vivre (PPV). À ce titre, il participe à l’animation du groupe local Lyon-Rhône. Les échanges qui y ont lieu et les initiatives qui y sont prises ne peuvent au sens étroit du terme être qualifiés de dialogue social. Mais la naissance même du PPV résulte du constat qu’il ne pouvait pas y avoir d’action sur les enjeux socio-écologiques sans lien avec des acteurs extérieurs à l’entreprise. Le social s’élargit inévitablement au sociétal… et prend de ce fait une dimension politique ! C’est ce que ce témoignage essaye de suggérer.
Frédérique Gérard, consultante accompagnatrice d’entreprise, vient de publier en décembre dernier, La formation en situation de travail. Le cas d’une grande entreprise de l’énergie, fruit de sa thèse de doctorat en Sciences de l’éducation réalisée chez ERDF (Enedis). Son ouvrage enrichit les travaux de la recherche en sciences humaines et sociales sur l’impact de l’Afest (Actions de formation en situation de travail) sur le développement des compétences et s’inscrit dans la continuité des expérimentations menées par l’Aract Haut-de-France. Carine Chavarochette l’a rencontré pour Metis.
Paul Montjotin a une expérience d’élu du personnel en entreprise au titre du Printemps écologique ainsi qu’une réflexion personnelle sur les questions écologiques menée notamment au sein de l’institut Rousseau. Afin d’éclairer et de préciser les enjeux et le cadre pertinent au sein duquel les entreprises et les acteurs sociaux peuvent en débattre et agir, Jean-Marie Bergère l’a rencontré et interrogé.
À beaucoup d’égards, le Campus de la Transition semble un objet singulier, original, qui ne rentre pas dans une case connue. C’est vrai aussi bien pour la philosophie de l’ensemble que pour les activités qui sont les siennes. Après s’être rendu sur place, Jean-Marie Bergère s’est entretenu avec Véronique Malé, co-dirigeante, déléguée à la formation et à la recherche.
Nicola Düll et Danielle Kaisergruber ont participé à un programme européen visant à évaluer des exemples de pays ayant fusionné ou cherché à rapprocher les services publics de l’emploi et les services qui accompagnent les personnes percevant des minimas sociaux, de type RSA. Elles ont, dans ce cadre, travaillé sur l’étude pays France et Nicola a participé à la coordination de l’ensemble du programme.
En présentant en novembre 2019 ce programme, nous écrivions pouvoir « en tirer quelques leçons intéressantes à la veille de la création d’un service public de l’insertion ». Dans l’hypothèse très probable d’une intégration de ce SPIE naissant au sein de France Travail en gestation, ces leçons sur l’accompagnement global des personnes très éloignées de l’emploi, n’en ont que plus de pertinence.
La lutte contre la pauvreté et la précarité passe aussi par l’accès à l’emploi. Plus facile à dire qu’à faire. Comment favoriser et accompagner des parcours positifs de construction de nouvelles compétences, d’inclusion et d’insertion professionnelle ? Quelle part y prend la formation, et quel type de formation ? Jean-Marie Marx, actuel président de l’AFPA, Haut-Commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi de juillet 2018 à octobre 2020, avait répondu en novembre 2019 aux questions de Jean-Louis Dayan pour Metis.
En 2019, Olivier Noblecourt est Délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté. Il est en charge de piloter le déploiement de la stratégie pauvreté présentée par le Président de la République le 13 septembre 2018. Il organise deux concertations, l’une sur le revenu universel d’activité (RUA) censé regrouper a minima le RSA, la prime d’activité et les aides au logement, l’autre, avec Jean-Marie Marx, Haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, sur la création du service public de l’insertion, (SPIE), garant d’un accès universel aux droits et d’un accompagnement tourné vers l’emploi. Il avait répondu pour Metis aux questions de Danielle Kaisergruber. Il est intéressant de relire ses propositions au moment de la création de France Travail.
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