Après 25 ans en entreprise, Valérie Charrière-Villien a eu envie de partager son expérience au croisement de la communication et du management. En 2018 elle crée son blog « La cité du travail libéré », ainsi nommé en référence aux travaux de Pierre-Yves Gomez, lyonnais comme elle. Aujourd’hui celle qui se définit comme une facilitatrice en communication humaine publie un « Manifeste pour créer un monde qui nous relie ». Metis lui a proposé d’en reprendre la partie intitulée « Façonnons une éthique du care ».
On parle beaucoup d’immigration, et moins des migrants eux-mêmes. La France est-elle vraiment ce pays où, comparée aux autres pays européens, les réglementations sont les plus restrictives en matière d’accès à l’emploi ? Metis fait le point.
En juin 2018, Jean-Marie Bergère a assisté à un échange entre Fabienne Brugère, philosophe, et Sandro De Gasparo, ergonome, lors d’une conférence-débat intitulée : « L’éthique du care, des inégalités de genre à la relation de service ». Fabienne Brugière était revenue sur l’origine de ce concept aux États-Unis et en France, et sur ses liens avec le féminisme et la politique. Jean-Marie Bergère revient pour Metis sur les points essentiels de sa présentation.
La Main de Jeanne est une entreprise située à Béziers. C’est un des 130 SAAD (Service d’aide et d’accompagnement à domicile) autorisés par le département de l’Hérault. Jean-Marie Bergère s’est entretenu avec Matthieu Charnelet, son gérant. Ingénieur, il a travaillé plusieurs années chez Michelin et pris goût aux organisations responsabilisantes. Il a créé La Main de Jeanne en 2010. Au début il livrait lui-même des repas au domicile des personnes âgées. Aujourd’hui son entreprise compte 265 salariées — 97 % sont des femmes — qui se rendent au domicile de 1 200 « bénéficiaires » en perte d’autonomie. Il nous en dit plus.
En lisant le livre de Marie-Anne Dujarier Troubles dans le travail - Sociologie d’une catégorie de pensée, est-ce que j’ai travaillé ? Je le lis pour mon plaisir, pour satisfaire ma curiosité, alors ce n’est pas du travail. Mais pour rédiger un texte (celui-ci) je fais un effort. Cela pourrait être du travail. Je le fais bénévolement, gratuitement, ce n’est donc pas du travail. Mais si j’étais rémunéré…
Le journal Le Monde a publié le 30 novembre dernier une tribune signée par 150 « cinéastes de la nouvelle génération », dont Julia Ducournau, Palme d’Or à Cannes. Elle alerte sur le risque « d’ubérisation de la majorité des cinéastes de fiction et de documentaire ». Jean-Marie Bergère fait le point sur une profession en plein bouleversement.
On nous répète tous les jours que les entreprises ne trouvent plus de salariés à embaucher. Tout aussi bien dans des startups ou dans l’informatique, sur des métiers très qualifiés que dans les commerces ou la restauration. Le problème est loin d’être nouveau : c’est un révélateur des fonctionnements de la société française de la discordance (« mismatching »), égalitaire en apparence et productrice de rigidités. Paul Santelman, expert en ingénierie des compétences éclaire le sujet.
Les sondages qui se sont trompés sont monnaie courante. Les moyennes et autres médianes statistiques des études quanti ne donnent qu’un pâle et impersonnel reflet de la vie ressentie. Rosanvallon part à la recherche d’autres concepts qui pourraient permettre de mieux comprendre la société d’aujourd’hui.
Les partenaires sociaux, à l’appel du MEDEF, à l’exception de la CGT, ont entrepris une évaluation « autonome » des dispositions relatives à la formation professionnelle et à l’apprentissage, de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 qui devait être le « big bang » de la formation. Jean-Marie Luttringer en fait une analyse juridique et conceptuelle.
S’il fallait un dernier argument pour justifier l’exigence d’un nouvel acte de décentralisation de l’action publique en lien avec une réforme de l’État, l’abstention massive du vote des 20 et 27 juin 2021 vient de le fournir.
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