A la suite de la publication en juillet d’un papier de trois économistes de l’AFD, un débat s’est engagé dans Metis sur les évolutions de l’économie et du travail informels, évolutions souhaitables ou décidément malheureuses. Tristan d’Avezac évoque à présent les changements de perspectives qu’apportent le numérique et les nouvelles formes d’échanges monétaires en ligne.
Denis Maillard et Philippe Campinchi, fondateurs du cabinet de conseil en relations sociales Temps Commun, lancent www.socialdemain.fr, une initiative collective visant à identifier une nouvelle génération de moins de 35 ans capable de questionner le modèle et les frontières du social. Objectif : offrir à ces « young leaders » du social un programme de développement qui rend le social désirable, bouscule les idées, les pratiques actuelles et invente les nouvelles frontières des relations humaines au travail.
Anousheh Karvar, ancienne responsable syndicale CFDT et membre de l’Inspection générale des Affaires sociales, est déléguée du gouvernement français auprès de l’OIT et en charge du suivi des politiques de l’emploi, du travail et de la protection sociale aux G7 et G20. Elle préside, au nom de la France, le Partenariat mondial contre le travail des enfants et le travail forcé (Alliance 8.7). En cette année de centenaire de la création de l’OIT en 1919, elle s’entretient avec Metis autour des principaux enjeux sociaux au plan international.
Des Émirats du Golfe, on retient les architectures les plus folles, les pétrodollars qui permettent tout, les ouvriers qui meurent d’insolation sur les chantiers des futurs événements sportifs, et que sais-je encore ? La sociologue Amélie Le Renard s’est intéressée aux Français qui y travaillent pour de courtes périodes ou pour plus longtemps, et qui parfois y restent. Ils sont bien plus variés qu’on ne pourrait le croire et vivent dans un curieux mélange de colonialisme revisité, de brouillage des frontières entre le travail et l’intimité, de coupures sociales dures et de tolérance. Son étude mérite un voyage de lecture.
L’article de trois chercheuses de l’AFD (repris de The Conversation) mis en ligne par Metis le 23 juillet dernier a suscité des réactions : celle d’André Gauron puis celle d’Emmanuel Couvreur qui travaille avec la CFDT sur les pays d’Afrique «subsaharienne en lien avec la Confédération Syndicale Internationale Afrique. Voici ses analyses.
La crise des gilets jaunes interpelle les politiques, bien sûr, mais également tous les observateurs dont la fonction est d’ausculter la société pour y déceler les évolutions, les souffrances, les inégalités réelles et celles ressenties… C’est le métier du démographe Hervé Le Bras qui a puisé dans sa bibliothèque des enquêtes et des travaux pour apporter un éclairage original sur les raisons de ce malaise social.
Cherchant du côté du Québec, toujours fascinant réservoir d’innovations sociales, nous avons eu l’opportun [...]
Depuis bientôt un demi-siècle, le concept d’économie dite « informelle » questionne l’aide au développement. L’article publié le 29 juillet dans Metis qui recense les mythes qui entourent cette notion montre que le débat n’a guère évolué. André Gauron, économiste, qui a assuré entre 1998 et 2015 des missions d’expertise pour le MAE, l’AFD et diverses agences de développement, réagit et donne des pistes pour penser différemment le développement, et donc l’aide au développement.
À partir du 1er juillet 2019, les Australiens pourront appeler une « hotline » dédiée au travail au noir pour dénoncer au fisc les entreprises frauduleuses. Ce nouveau service fait partie d’un plan gouvernemental plus large visant à lutter contre l’économie informelle. Dans un tout autre contexte, au Bangladesh où 87 % de jeunes sont engagés dans le secteur informel, le gouvernement lancera bientôt un programme afin d’aider ces travailleurs à être mieux insérés dans la croissance du pays rapporte le Global Times. Ces deux approches témoignent de la difficulté d’intégrer le travail informel dans l’économie des pays : doit-on le combattre ou s’en accommoder ?
Les travaux sur les inégalités sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on perçoit les effets économiques et politiques qu’elles engendrent. Certains acquièrent une notoriété mondiale comme ceux de Thomas Piketty ; il en est de même pour l’essai de Branco Milanovic intitulé Inégalités Mondiales.
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