Cinéma
Maison de la radio, le bonheur au travail
Le film de Nicolas Philibert n'est pas seulement un documentaire sur la Maison de la Radio. C'est une ode au travail, un poème lyrique plein d'admiration et de tendresse pour tous ceux qui s'y activent. Il n'est pas nécessaire de se réveiller avec la Matinale de France Inter, d'être un fidèle des concerts de France Musique ou des flash de France Info pour partager ces instants de bonheur avec ceux, anonymes ou connus, que Nicolas Philibert filme en plein travail. La « Maison de la Radio » a d'ailleurs été très bien reçue au 63e Festival international du Film de Berlin.
L’argent est le maître
Deux films récents, Margin Call de Jeffrey C. Chandor et Le Capital de Costa-Gavras, nous proposent d'entrer dans la demeure du mal, celle des banques d'affaires peuplées de prédateurs de haut vol n'adorant qu'un seul dieu : l'argent. Il y a une centaine d'années, Alfred Jarry pouvait faire rire avec la Pompe à Phynance
Ken Loach : Whisky, humour et travail
Robbie mérite une deuxième chance. La première, il ne l'a pas eue. Son enfance, sa famille, son quartier et le chômage qui frappe Glasgow, l'ont programmé quasi inexorablement pour la marginalité, la violence, la délinquance, la prison, la récidive. Ce pitch du dernier film de Ken Loach peut annoncer une fable compatissante. Pour notre plus grand plaisir, The Angels' Share (la Part des anges pour les distributeurs français), est tout autre chose
La politique : « régler le problème de la haine »
La vie politique inspire les écrivains et les cinéastes depuis toujours. Les ingrédients d'une bonne histoire sont tous là. Rien ne manque : les personnages ont du caractère, l'intrigue où se mêlent pouvoir, argent, amour, sexe mais aussi vision du monde et humeur du temps, est féconde en rebondissements et propice au suspens
La Mer à boire : l’industrie en France et le désir d’être aimé
Georges Pierret, patron de l'entreprise éponyme, conçoit, fabrique et vend des yachts luxueux. Il contribue ainsi avec fierté à la vie concrète de l'industrie française. Mais ça ne se passe pas comme dans les discours volontaristes des campagnes électorales et contrairement à ses bateaux, l'entreprise prend l'eau
De bon matin : descente aux enfers d’un banquier
Paul est un quinquagénaire plutôt sympathique, à la vie normale. Il n'est pas programmé pour devenir un meurtrier méthodique et résolu. Chargé d'affaires « entreprises et collectivités » dans une banque d'investissement et de commerce, il a eu son lot de bonheurs et de malheurs. Le film « De bon matin », tout en flashback, est entièrement construit sur cette alternance de bons et de mauvais souvenirs