Pendant ce temps…

L'expression « en même temps » s'est imposée dans les discours politiques, les médias et les conversations de cafés, pour désigner (et faire le design) de mesures et de politiques visant à la fois le dynamisme de notre économie et de l'économie européenne, et les garanties, protections et droits de ceux qui la font : les salariés, plus largement ceux qui travaillent.

Par |2018-12-17T10:18:17+02:003 novembre 2017|Mots-clés : , , , , , , , , |

La loi de moralisation, devenue retour de la confiance en l’action publique

La morale, la légalité et la politique ne traitent pas des affaires humaines de la même manière. Quelques affaires récentes ont sévèrement rappelé à l'ordre ceux qui en avaient conclu que leur action politique n'avait pas à s'embarrasser de considérations légales ou morales, et que nous les jugerions selon des critères exclusivement politiques. Ainsi de Jérôme Cahuzac ou de François Fillon. Le suffrage des électeurs ni ne disculpe ni n'absout. La politique, la morale et la loi ne se confondent pas, mais elles sont liées. Seule leur convergence rend possible une vie commune démocratique et confiante. C'est ce que signifie à mon sens le vote d'une loi « pour la confiance dans la vie politique », dite « loi de moralisation ».

Petit paysan

Pierre, 35 ans, plutôt beau gosse, a repris la ferme de ses parents. Il l'exploite seul. Trente vaches laitières, par ordre d'apparition à l'écran Griotte, Verdure, Topaze, Biniou... Sa sœur Pascale est vétérinaire. Une façon de rester proche. Les parents ne sont pas loin. Ils ne lâchent pas vraiment l'affaire, fiers lorsque Pierre annonce qu'il est premier quant à la qualité de son lait, mais sans complaisance lorsqu'ils constatent qu'il est sixième quant à la production. Angélique, la boulangère qui se verrait bien épouser Pierre, complète le tableau.

Revenu de base : une utopie démocratique

Le revenu de base universel est discuté à partir de ses dimensions budgétaires, économiques et sociales. Pour Jean-Marie Bergère ce sont aussi ses dimensions politiques qui doivent être prises en considération. Cet article reprend les éléments d'une intervention faite lors du débat organisé en partenariat avec Metis le 2 février 2017 « Revenu universel et/ou centralité du travail »

La Sécurité sociale : une institution politique

Plus de soixante-dix ans après la création de la Sécurité sociale, la sociologue Colette Bec et le réalisateur Gilles Perret débattent des idées qui ont construit la protection sociale en France. Colette Bec est professeure de sociologie à l'Université Paris-Descartes et membre du Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique (LISE-CNAM/CNRS). Elle a publié récemment, La Sécurité sociale. Une institution de la démocratie (Gallimard, 2014). Gilles Perret est réalisateur. Cet entretien a été réalisé le 1er avril 2016 à Bourges suite à une projection-débat de son film La Sociale. Metis le reprend avec l'autorisation de La vie des idées qui l'a publié.

Et si on tachait de « Comprendre Le malheur français »

« Il y a un malheur français, bien spécifique à ce pays : pourquoi sommes-nous les champions du monde du pessimisme et du mécontentement de nous-mêmes ? Pourquoi vivons-nous notre situation, notre place dans l'Europe et le monde, comme un malheur incomparable ? » Marcel Gauchet avec Eric Conan et François Azouvi ont entrepris de comprendre ce malheur bien français dans leur ouvrage paru en 2016. Jean-Raymond Masson nous en offre sa lecture

Pourquoi les protestations de rue ne marchent pas

Les protestations de rue sont au rendez-vous. De Bangkok à Caracas, de Madrid à Moscou, pas une semaine ne s'achève sans qu'une foule massive prenne le contrôle d'un espace public dans l'une des plus grandes villes du monde. Les motifs des protestations concernent des causes diverses : transports publics trop coûteux, mauvaise politique de l'éducation, destruction d'un espace vert, abus policiers... Les photos aériennes des marches anti-gouvernementales présentent régulièrement une foule intimidante réclamant le changement avec fureur. Mais, il est surprenant que ces mouvements n'aboutissent qu'à si peu. La fervente énergie politique mobilisée par les foules est extrêmement disproportionnée par rapport aux résultats de ces manifestations. Metis reprend, en le traduisant, un article publié par le site américain The Atlantic.

Allemagne : les nouvelles protestations, belles et innovantes ?

Simulacre de catastrophe pétrolière, mise à prix des têtes de marchands d'armes, enterrements de clandestins au cœur de la Capitale... En Allemagne, les formes de protestation sont toujours plus influencées par une diffusion médiatique qui facilite la mise en œuvre de la protestation, mais qui impose une « obligation d'innovation » pas toujours plus effective que les protestations classiques. Thomas Schnee livre pour Metis les détails de son analyse.

Occupation des places : une démocratie de plein air ?

Plus que jamais, les mouvements contestataires empruntent des voies nouvelles pour réinventer des règles de vie collective où les leaders politiques et les inégalités sociales n'ont pas de place. En manque d'air, la protestation classique animée de meetings et de pétitions se renouvelle et consacre l'occupation prolongée des places. En fers de lance, Internet et les réseaux sociaux sont massivement mobilisés pour contester la légitimité des informations secrètes. Jean Marie Bergère avait livré l'année dernière pour Metis son analyse de cette nouvelle forme de protestation fondée sur l'occupation des places.

Charlie et la société du risque

Comme beaucoup, Metis "est Charlie". Alors que l'onde de choc continue, que l'émotion se déplace voire se retourne, que le temps est désormais celui de la réflexion et de l'action, les débats, les choix et les voies sont multiples. Le dimanche 11 janvier a montré une société debout, diverse, qui est la nôtre et dont nous pouvons être fiers. Mais il a révélé aussi, sans vraie surprise, une société blessée et fragmentée qui est loin d'en avoir fini avec les multiples défis auxquels elle n'a pas toujours su répondre. Les semaines et les mois qui viennent seront sans doute déterminants dans nos choix collectifs. Bouleversements du monde, crises des modèles sociaux et mutations du travail se nourrissent mutuellement et il y a plus d'un lien entre certaines radicalisations et certains abandons. Société du risque, titrions nous en hommage à Ulrich Beck à la veille des tragiques événements de ce début d'année 2015... Nous y sommes.

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