D'où vient la défiance des chefs d'entreprise, des managers vis-à-vis des jeunes générations ? Cette fantasmatique génération Y, - et ce sera pire avec la génération Z dit-on, marquerait-elle une nouvelle « chienlit » pour les entreprises ? Le constat semble, en tout cas, celui d'une incompréhension, d'une difficulté à intégrer les jeunes générations, à les impliquer, à les faire adhérer à la culture de l'entreprise, à comprendre leur mode de fonctionnement.
Les outils numériques rendent aujourd'hui évidente l'émergence d'un travail à la fois "diffus" et "flottant". Cette mutation remet en chantier le concept de "siège du travail" (entendre le lieu conventionnel) comme référent unique de localisation, d'organisation et d'autorité́ de l'activité professionnelle et plus profondément réinterroge l'essence même d'un travail qui cherche ses "places".
Nous sommes entrés dans le temps de l'infoduction , celui de la production intellectuelle pour une production immatérielle, dans une économie désormais tirée par les services. C'est un monde de connexion. Ici et là-bas ne se distinguent plus aisément. L'accélération produit à la fois l'urgence, l'instantanéité, la simultanéité voire l'ubiquité
D'ici une dizaine d'années au plus, presque tous les « objets » d'une organisation (les hommes, les machines, les transactions...) auront leur image dans le système d'information (SI), en temps réel. C'est déjà le cas pour la plupart des objets : chaque agent, chaque objet important « existe » dans nos SI sous forme de fichier ou dans une base de données
Grâce au numérique, l'industrie produit autrement. Mieux, l'innovation est à la portée de tous dans les Fab Labs, littéralement les laboratoires de Fabrication. Certains inventeurs-amateurs bricolent contre l'obsolescence programmée des objets. D'autres travaillent sur une imprimante 3D à béton ou argile, pour dupliquer des maisons. Les Fab Labs pourraient devenir les ateliers pour l'industrie collaborative et durable de demain.
On connaissait cette équation de Lénine, « le communisme, c'est les soviets plus l'électricité ». Qui n'a pas rêvé des promesses de l'internet ? Comment ne pas voir qu'une ère nouvelle s'ouvre en 1998, l'an zéro après Google ? Comment ne pas être séduit par la figure du travailleur accédant gratuitement et sans contrainte au savoir de d'humanité, libéré du temps comme de l'espace...
Charger les articles suivants