L’engagement : montée de la valeur prisée, métamorphose des modèles

Paradoxe, contradiction ? Dans des sociétés où le « dégagisme » sévit à grande échelle, l'engagement lui se porte plutôt bien, et ce en particulier chez les jeunes. Il est même devenu une sorte de valeur, prisée autant dans le monde du social et du sociétal que dans le monde économique. Les petites lignes en bas de CV sont de plus en plus lues et il est de bon ton d'avoir un engagement social. Mais qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ? De quoi est-il porteur et comment s'exprime-t-il ? Qu'est-ce qui le différencie de celui d'hier ? Quelles questions pose-t-il ? Tentatives de réponses au terme de six mois de travaux menés par le Lab de l'engagement à Marseille.

Le numérique et les métiers

Tristan d'Avezac vient de terminer pour le Lab'Ho un rapport très complet intitulé Technologie et capital humain, Quelles compétences pour demain ? Il y analyse l'impact des technologies sur les emplois, les métiers et les compétences : robotique, Intelligence artificielle, numérique, usages des data... et surtout les nouvelles exigences en matière de conception de l'éducation, de la formation continue, de la gestion des ressources humaines... Quelques une de ses réponses.

Télétravail : le numérique « enfin » vecteur de développement rural ? – L’interview de Bruno Moriset

Maître de conférences à l'Université Jean Moulin Lyon 3, Bruno Moriset a réalisé une étude comparative entre les entreprises rurales et urbaines. Il est interviewé dans le cadre du Tour de France du télétravail dans la ruralité en octobre 2014. Quels sont les avantages pour une entreprise de s'installer dans un milieu rural ? Quelle voie pour une nouvelle décentralisation ? Quel est l'impact du numérique ?

Par |2018-12-17T10:18:32+02:0021 mai 2018|Mots-clés : , , , , , , |

Appel à projets « Travail et communs, travail en commun »

Le Transformateur Numérique est un dispositif d'innovation collaborative porté par l'ANACT et la FING, soutenu par le Programme d'Investissement d'Avenir (PIA), visant à accélérer des initiatives mettant le numérique - ou la culture numérique - au service de la qualité de vie au travail. La 8e édition du Transformateur est organisée avec la collaboration du Groupe Chronos et le réseau Sharers & Workers (co animé par l‘IRES et ASTREES).

Le travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Le mathématicien Cédric Villani, désormais député de la République en marche, n'est pas avare de rapports. Après le tout récent rapport sur l'enseignent des maths, le voilà sur le point d'en sortir un autre sur l'intelligence artificielle. Si le sujet filtre bon son côté French Tech et « nouveau monde », il n'en est pas moins un vrai sujet où peuvent se mélanger les rêves et les fantasmes les plus débridés avec les craintes les plus angoissantes. Un monde de robots ou à tout le moins d'humanoïdes associés ! Le futur rapport devrait nous éclairer sur ce qui est en train de se passer en général, mais aussi et comme on s'en doute sur le choc de l'IA avec le travail et l'emploi.

En quoi le capitalisme des plateformes numériques est-il singulier ?

« Il est très possible que Uber ne soit plus là dans cinq ans ». Du moins, dans son fonctionnement actuel. Sauf à réduire le montant de sa commission et à augmenter le prix des courses, son business model n'est pas viable. Une entreprise, fût-elle une plateforme numérique, ne peut pas travailler en permanence à perte sans que les autorités de concurrence s'émeuvent des distorsions de concurrence que cela génère ni que les investisseurs s'inquiètent pour l'avenir de leurs capitaux. Uber ou pas, les plateformes numériques continueront d'exister. Il importe donc, au-delà du cas d'Uber qui polarise le débat en France, au-delà aussi de diverses affirmations - basculement d'une économie de la production vers une économie de la demande ou d'une économie de la propriété vers une économie du partage - et des débats sur le statut des travailleurs des plateformes, de comprendre ce qu'il y a de singulier dans l'économie des plateformes numériques. Nouvelle forme de capitalisme ou version extrême d'un « néolibéralisme mondialisé » ?

Quand les activités bénévoles s’invitent au travail

Alexandra Bidet est chargée de recherche en sociologie au CNRS, Centre Maurice Halbwachs. Ses recherches et publications portent sur l'engagement dans le travail et la pluralité des engagements. Jean-Marie Bergère l'a lue et rencontrée. Il en tire ces réflexions sur les liens entre travail rémunéré et activités bénévoles

Bienvenue dans l’ère de l’entrepreneur de soi

Le numérique bouleverse les règles du jeu, le travail indépendant semble prendre de plus en plus de place, le CDI n'est plus l'unique norme. Enfin, on le sait, les situations de travail évoluent. Mais comment appréhender ces mutations ? Quel est l'avenir du travail ? Doit-on s'en inquiéter ? Pour répondre à ces questions, Danielle Kaisergruber et Eva Quéméré s'entretiennent avec Tristan d'Avezac de Moran, auteur du rapport Penser l'emploi autrement écrit pour le compte du Lab‘Ho du Groupe Adecco, membre de la Rédaction de Metis

Le consommateur, voilà l’ennemi !

Après Le travail invisible (2013), Pierre-Yves Gomez publie Intelligence du travail, un livre important sur la place et le sens du travail dans la société contemporaine. Une réflexion stimulante, mais résolument critique de la modernité. Denis Maillart l'a lu pour Metis et le met en face de la plupart des conceptions du travail

Les quatre R de l’entreprise 2.0

Lors de la publication de cet article en octobre 2014, l'intrusion du numérique bousculait déjà les business models. Au point de nous passer de la manufacture (grâce à notre imprimante 3D), de notre agence de voyage, de la détention d'une voiture. La notion même d'entreprise va-t-elle résister à cette vague déferlante ? Face à l'avenir incertain que nous prépare l'extension du numérique, devons-nous envisager de ressentir la nostalgie de l'entreprise ?

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