Neuf dollars de l'heure : c'est ce que propose le PDG de Walmart Doug McMillon comme nouveau salaire à l'embauche pour tout nouvel salarié de l'entreprise, soit 1,75 dollars de plus que le minimum requis par le gouvernement fédéral des Etats-Unis depuis juillet 2009. Cette décision prendra effet en avril prochain et fait suite à d'importants mouvements sociaux dans les grandes villes américaines réclamant une augmentation du salaire minimum national.
Mardi dernier, alors que qu'une majorité de l'Europe célébrait l'Armistice de la Première Guerre Mondiale, la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) délivrait une décision controversée dans l'affaire Dano (C-333/13) dans laquelle elle confirmait la prise d'une approche beaucoup plus stricte de la libre circulation des personnes. Les gros titres de la presse britannique étaient on ne peut plus parlants : "Finalement, l'Europe prend une décision qui ravirait Mme Thatcher".
Apple et Facebok prendraient-ils leurs employées pour des quiches ? « Nous offrons à nos salariées de financer la congélation de leurs ovocytes ». Telle est la proposition des deux géants du net. Une extension de l'assurance santé en quelque sorte, si ce n'est qu'il ne s'agit pas de santé, dans un pays, les USA, où toutes les femmes sont autorisées à congeler leurs ovocytes à leurs frais. Le monde de l'entreprise s'empare d'une question qui relevait jusqu'alors de choix individuels devenus possibles grâce au progrès scientifique. Ce faisant, il en fait un enjeu d'entreprise qui en dit long sur sa conception des ressources dites humaines, du travail, du management et finalement de la course au profit.
Toujours pas de gouvernement en Belgique, et pourtant les syndicats sont déjà dans la rue. Ce mardi, ils étaient plus de 7000 personnes à défiler à Bruxelles pour protester les négotiations en cours. Depuis quelques mois, la presse commente régulièrement les dossiers en cours de discussion au sein de la coalition gouvernementale surnommée "la suédoise".
Le 4 septembre dernier, les travailleurs de l'industrie des fast-foods américains étaient de retour dans la rue pour la 7ème fois en moins de deux ans. Leur objectif reste le même : revendiquer un salaire minimum de 15$ par heure, ainsi qu'un droit à la syndicalisation. La police était elle aussi de la partie, avec plus de 430 arrestations dans une douzaine des grandes villes du pays.
La majorité des jeunes en Asie et dans le Pacifique ont un emploi de qualité médiocre, ou se trouvent au chômage. C'est la conclusion principale d'une étude récente de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) dans cinq pays de la région (Bangladesh, Cambodge, Népal, Samoa et Vietnam), qui attire l'attention sur l'instabilité et la vulnérabilité auxquelles doivent faire face ces jeunes travailleurs.
Selon la Convention 138 de l'Organisation internationale du travail (OIT), l'âge légal du travail pour les enfants est de 15 ans dans le monde, 14 ans dans les pays en développement. En Bolivie, pays de 10 millions d'habitants, 850 000 enfants et adolescents travaillent. Ils ont leur propre syndicat : l'Union des enfants et adolescents travailleurs de Bolivie (UNATSBO). L'an dernier, un nouveau Code de l'enfance était en discussion. Il prévoyait notamment de se conformer à la Convention.
Le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude sociale John Crombez a reçu la liste ce mercredi : le syndicat socialiste belge du transport BTB-ABVV accuse plus de 80 entreprises belges d'utiliser des compagnies écrans pour employer des travailleurs bon marché dans les pays de l'Est de l'Europe. Du secteur du transport à celui de la construction, les accusés sont des sous-traitants de grandes marques telles que Décathlon, AD Delhaize et Danone.
Le 14 mai dernier, l'incendie d'une mine de charbon à Soma, en Turquie, causait la mort de 301 mineurs. Cette tragédie suscite depuis colères et manifestations dans le pays. Metis revient dans cet article sur les causes possibles de cet accident et en particulier la non-application des diverses règlementations et préconisations internationales sur le travail minier.
Quand Airbus avait annoncé en décembre dernier la disparition de plus de 2.000 emplois en Allemagne, les boucliers allemands s'étaient levé à l'unisson. Tom Enders, le président du groupe Airbus, a augmenté la pression en annonçant aujourd'hui que si la nouvelle coalition gouvernementale restreignait davantage les exportations d'armes, de nouveaux licenciements devraient être envisagés dans les usines Airbus situées en Allemagne.
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