Plus d'1,4 million de travailleurs concernés par les contrats précaires en février 2014. Le dernier rapport de l'Office of National Statistics (ONS) sur les contrats zéro-heure a attiré les foudres de la Commission Européenne envers le Royaume-Uni. Aux yeux de cette dernière, les normes de travail britanniques se situent en deça des acquis européens relatifs aux congés payés et au temps de travail.
La crise de la zone euro a rendu patentes les insuffisances de l'Union monétaire telle que définie par le traité de Maastricht. La zone a été prise au dépourvu face aux crises de la dette souveraine et des banques de plusieurs de ses membres et, elle est impuissante à permettre la mise en œuvre de politiques budgétaires adéquates en cas de récession grave et prolongée. D'où de nouveaux déséquilibres et des insuffisances institutionnelles que les Etats membres de la zone euro doivent aujourd'hui combler. Une note récente publiée par la Fondation Terra Nova s'intéresse plus particulièrement aux enjeux liés à la création d'un budget européen destiné à stabiliser les économies de la zone euro en cas de choc économique. Elle défend l'idée d'une assurance chômage européenne.
A un peu plus d'un mois des élections européennes, des pratiques controversées émergent dans les Etats membres. On avait déjà parlé dans Metis d'une chasse au tourisme social au Royaume-Uni et en Allemagne. C'est maintenant la Belgique qui expulse de son territoire des travailleurs européens.
En septembre 2013, le quotidien britannique The Guardian révélait les conditions de travail déplorables des immigrés travaillant au Qatar sur le chantier de la Coupe du Monde de Football 2022. Le sous-comité des droits de l'homme du Parlement Européen était en visite au Qatar la semaine dernière pour rendre compte de la situation de ces travailleurs. Durant leur visite, les officiels qataris ont promis aux eurodéputés d'entreprendre une réforme conséquente de leur droit du travail.
19 mars 2014, un communiqué de la Commission titre : « la Commission dit oui à la première initiative citoyenne européenne ». De quoi s'agit-il ? On avait presque oublié l'une des dispositions du traité de Lisbonne qui instituait une forme de démocratie participative
En temps de crise, tous les moyens sont bons pour se serrer la ceinture. Ce mois-ci, on observe en Europe une remise en question des pratiques de protection sociale : les Etats tentent de se prémunir par tous les moyens contre le tourisme social. Le Royaume-Uni limite ainsi l'accès à certaines de ses prestations par l'introduction d'un critère de résidence ("right to reside"), une décision qui a été contestée en justice par la Commission Européenne. En Allemagne, c'est un panel d'experts qui recommande au gouvernement de contrôler davantage les demandeurs d'emploi européens.
L'Allemagne de G. Schröder avait innové avec les jobs à un euro pour les bénéficiaires de minima sociaux et avec les mini jobs. La Grande Bretagne a fait récemment très fort avec les zero hour contracts, aucune garantie de temps de travail et aucune garantie de revenu. L'Espagne, grâce à la Troïka, développe à son tour une précarité légale. On pourrait allonger la liste des pays européens qui créent des emplois légaux au rabais, la crise ou dépérissement durable leur est favorable. Zoom sur l'Espagne.
Féta, parmesan, gorgonzola et fontina : autant de fromages habituellement associés à des régions d'Europe. Cependant, si l'on traverse l'Atlantique, on retrouve des fromages locaux sous les mêmes appellations. C'est cette situation que l'Union Européenne se propose de résoudre dans ses négociations commerciales avec les Etats-Unis (TTIP).
Le 16 mars, les Serbes se sont rendus dans l'isoloir pour les élections avancées de leur Parlement. Le Parti Progressiste (SNS) sort grand vainqueur de ces élections avec 157 sièges sur 250 (55 en 2012), et cela malgré un taux de participation très bas (50,3%). Les socialistes sortant (SPS) conserveront quant à eux quelques 25 sièges parlementaires. On peut se demander quelles seront les effets de cette nouvelle majorité sur les conditions de travail et les négociations de la Serbie avec l'Union Européenne.
Le 25 février, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) publiait le résultat de son étude sur l'éloignement des femmes du marché du travail français. Sans grande surprise, on retrouve en tête des déterminants de l'activité professionnelle féminine la composition familiale et le niveau de diplôme. Ce qui surprend plus, c'est par exemple le nombre de femmes sans diplôme entre 20 et 29 ans se retrouvant sans emploi (plus de 71% en 2011, contre 48% des hommes du même âge).
Charger les articles suivants