Cinéma2019-05-16T14:34:58+02:00

Cinéma

La surface de réparation

Frank sait tout faire. Comme ces nouveaux concierges qui s'installent en entreprise, dans les quartiers ou les villages, il peut nourrir l'animal de compagnie en l'absence du propriétaire, trouver in extremis un cadeau pour le père négligent qui part fêter l'anniversaire de son fils, accompagner chez un garagiste disponible, faire la chasse aux substances interdites et remettre sur pieds avant l'aube le mari infidèle. L'éventail de ses activités est très large, ses horaires à rallonge. Frank ne peut rien refuser ni à son unique client, le Président d'un Club de foot professionnel, ni aux « bénéficiaires » de ses services, les joueurs de ce même club.

MAKALA

Nous sommes dans la région du Katanga, au sud de la RDC, République démocratique du Congo, capitale Kinshasa, président Joseph Kabila. Selon le PNUD, en 2013 87,7 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1,25 $ par jour.

Numéro Une

Étrange démonstration que celle proposée par Tonie Marshall. Emmanuelle Blachey, pas encore quarante ans, est une femme comblée. Membre du Comité de direction d'une entreprise industrielle, polytechnicienne, souriante, elle a l'oreille de son patron. Elle seule parle couramment chinois, avantage incomparable pour s'imposer sur un marché stratégique. Cette position suscite quelques jalousies et quelques piques, mais une courtoisie de bon aloi les rend supportables. Certes, Emmanuelle travaille beaucoup, mais elle prend le temps d'accompagner son fils à l'école, de rendre visite à son père hospitalisé et d'embrasser son mari, lui-même très occupé et souvent en déplacement.

Le sens de la fête… et du travail

Plus d'un million de spectateurs quinze jours après sa sortie au cinéma : Le sens de la fête, la nouvelle comédie du duo Eric Tolédano et Olivier Nakache, s'annonce déjà comme un succès populaire. Parmi les ingrédients qui font le bonheur des spectateurs, la volonté d'ancrer le scénario dans la vie réelle - ici les coulisses d'une fête de mariage - est sans doute l'une des meilleures trouvailles. Car si ce film est très drôle, il met aussi en scène toute une comédie du travail aussi profonde que burlesque. Film après film, c'est l'une des forces des réalisateurs que de faire affleurer derrière la mécanique du rire une morale sociale décente. C'est aussi tout l'intérêt du sens de la fête.

Petit paysan

Pierre, 35 ans, plutôt beau gosse, a repris la ferme de ses parents. Il l'exploite seul. Trente vaches laitières, par ordre d'apparition à l'écran Griotte, Verdure, Topaze, Biniou... Sa sœur Pascale est vétérinaire. Une façon de rester proche. Les parents ne sont pas loin. Ils ne lâchent pas vraiment l'affaire, fiers lorsque Pierre annonce qu'il est premier quant à la qualité de son lait, mais sans complaisance lorsqu'ils constatent qu'il est sixième quant à la production. Angélique, la boulangère qui se verrait bien épouser Pierre, complète le tableau.

L’Opéra : composition du travail en morceaux

L'Opéra est un film documentaire, pas de trace de fiction, de construction romanesque, mais le récit d'une grande machine de travail, la vie quotidienne d'une grande « maison » au sens propre du mot. Et dès les premières images, un grand drapeau français qui flotte au vent sur le toit de l'Opéra Garnier, histoire de rappeler que c'est aussi une maison de la République