Se faire une opinion ?

« Macron... Tu en penses quoi ? » Descartes avait affirmé que le bon sens était la chose du monde la mieux partagée. Au milieu du 17e siècle c'était une affirmation véritablement nouvelle : chacun pouvait penser, exercer son esprit et se faire une opinion sur l'état du monde. Bien, mais il faut raisonner.

Des mots et des choses pour 2018

2017 a apporté, comme chaque année, une belle moisson de mots nouveaux : micropaiement (ou comment mettre votre compte en banque sous perfusion), stilettos (à condition de ne pas avoir à prendre le métro), inclusive (pour l'écriture !), ubérisation, disruptif... et par-dessous tout le triomphe dans tous les univers de la « bienveillance ». Martine Aubry en avait eu l'intuition avec la mise en avant du « care », du besoin de « soigner le vivre ensemble », mais pour une fois la langue anglaise n'avait pas pris. Comme quoi en matière de langage, il ne s'agit pas de réformer par décrets, ce sont les usages qui font loi.

Par |2018-12-17T10:18:21+02:004 janvier 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , |

L’immigration suédoise n’est pas hors de contrôle – elle devient même plus restrictive

La Suède est le pays européen qui a, ces derniers temps, accueilli le plus de réfugiés par rapport à sa population. C'est tout à son honneur, mais elle a dû restreindre son ouverture. Metis a publié un article de Dominique Anxo sur le sujet en 2015, et Admir Skodo, chercheur en histoire à l'Université de Lund, fait aujourd'hui le point :

Germanwings : crash d’une société optimiste ?

Byung-Chul Han explique l'évolution paradigmatique des sociétés modernes qui dépassent l'interdit et la règle pour consacrer l'efficience et la projection idéaliste. Une positivité à outrance tout aussi porteuse que destructrice : lorsqu'elle s'impose comme un impératif de fonctionnement, l'individu en proie au culte de la performance s'épuise, s'auto-exploite et se consume. Pierre Maréchal contextualise pour Metis le comportement suicidaire du pilote de l'airbus de Germanwings dans cette analyse livrée par Byung-Chul Han dans « La société de la fatigue ».