Bibliothèque
Le consommateur, voilà l’ennemi !
Après Le travail invisible (2013), Pierre-Yves Gomez publie Intelligence du travail, un livre important sur la place et le sens du travail dans la société contemporaine. Une réflexion stimulante, mais résolument critique de la modernité. Denis Maillart l'a lu pour Metis et le met en face de la plupart des conceptions du travail
Conservatismes « en marche »
Puisque décidément l'époque est au triomphe du conservatisme sous toutes ses formes, il n'est pas inutile de les connaître mieux. Partant du constat de l'absence d'intérêt, des universitaires et chercheurs pour les mouvements de droite, Clarisse Berthezène et Jean-Christian Vinel (tous deux professeurs au Département d'Etudes anglophones de l'Université Paris Diderot) ont rassemblé dans un ouvrage des articles croisés sur les USA, le Royaume-Uni et la France. Un détour par l'histoire instructif
Et si on tachait de « Comprendre Le malheur français »
« Il y a un malheur français, bien spécifique à ce pays : pourquoi sommes-nous les champions du monde du pessimisme et du mécontentement de nous-mêmes ? Pourquoi vivons-nous notre situation, notre place dans l'Europe et le monde, comme un malheur incomparable ? » Marcel Gauchet avec Eric Conan et François Azouvi ont entrepris de comprendre ce malheur bien français dans leur ouvrage paru en 2016. Jean-Raymond Masson nous en offre sa lecture
A propos du livre de Yanis Varoufakis, Et Les faibles subissent ce qu’ils doivent ?
Il est décidément difficile de vouloir occuper deux chaises à la fois, celle de l'homme politique, celle de l'universitaire. On remplit mal deux fonctions qui ne répondent pas aux mêmes objectifs, ce qui les réduit au plus petit dénominateur commun, le registre de la rhétorique. Mais qu'y a-t-il dessous ? Des faits, des propositions à la hauteur des enjeux, le vide ? Le lecteur ne peut que se poser la question face au livre de Yanis Varoufakis
Quand la littérature donne chair au travail
Depuis 2009, chaque année au mois de mars, un jury, composé de syndicalistes, de représentants patronaux, de DRH, de spécialistes du social et de chercheurs, récompense un roman à qui le ministre du Travail remet le Prix du Roman d'Entreprise et du Travail. L'occasion pour Denis Maillard de revenir, en avril 2016, sur les rapports de la littérature et du travail
Le Ventre de Paris
« Le premier matin, lorsque Florent arriva à sept heures, il se trouva perdu, les yeux effarés, la tête cassée. Autour des neuf bancs de criée, rôdaient déjà des revendeuses, tandis que les employés arrivaient avec leurs registres, et que les agents des expéditeurs, portant en sautoir des gibecières de cuir, attendaient la recette, assis sur des chaises renversées, contre les bureaux de vente. »