Europe, j’écris ton nom ?

Ce n'est pas la première fois qu'au Comité de rédaction de Metis Europe nous avons discuté Europe, ni la dernière... Mais ce jour de début mars 2019, le choix fut fait d'en faire un papier. En fait, le premier épisode d'un dossier évidemment consacré au sujet. Ont participé à la discussion rue Saint-Nicolas ou en ligne : Claude-Emmanuel Triomphe qui avait créé l'Université européenne du travail en 1997 ; Jean-Marie Bergère qui adore le cinéma européen (et même au-delà), Martin Richer, grand lecteur des Rapports d'Eurofound en anglais ; Jean-Raymond Masson, longtemps responsable à la Fondation de Turin (Fondation européenne de formation) ; Jean-Louis Dayan, aussi attentif à l'économique qu'au social ; Michel Weill, lyonnais et grand voyageur en Europe et ailleurs, Eva Quéméré et Danielle Kaisergruber.

Conservatismes « en marche »

Puisque décidément l'époque est au triomphe du conservatisme sous toutes ses formes, il n'est pas inutile de les connaître mieux. Partant du constat de l'absence d'intérêt, des universitaires et chercheurs pour les mouvements de droite, Clarisse Berthezène et Jean-Christian Vinel (tous deux professeurs au Département d'Etudes anglophones de l'Université Paris Diderot) ont rassemblé dans un ouvrage des articles croisés sur les USA, le Royaume-Uni et la France. Un détour par l'histoire instructif

Hongrie : Orban veut créer un million d’emplois à tout prix !

Comme la Pologne, la Hongrie fait beaucoup parler d'elle et suscite bien des inquiétudes en Europe. Tamás Gyulavári est professeur de droit du travail à l'Université catholique Pázmány de Budapest et explique pour Metis en quoi consistent la politique et les mesures prises par le gouvernement de Viktor Orbàn en matière de travail et d'emploi

Le politique, la « reprise » et l’engagement

Hier - disons depuis 3-4 ans - l'heure était à l'indignation. Stéphane Hessel faisait un tabac avec son petit opuscule et des vagues d'indignés secouaient des pans entiers de la planète : de la Tunisie au Chili, de l'Iran à l'Ukraine en passant par l'Espagne ou l'Italie, des mouvements massifs s'élevaient contre la corruption, la privatisation de la chose publique, la restriction des droits et libertés.... Cette vague n'est pas éteinte et a encore mille occasions de se manifester ici et là. Mais les « afters » ont un goût assez amer. Les raisons en sont bien entendu très diverses. Pourtant un facteur commun me semble émerger pour expliquer ces revirements et autres désillusions. Il tient à la question et à la place du politique dans nos sociétés. Plusieurs facteurs ou vecteurs ont joué ici un rôle éminent.

Décès à Londres, agonie à Bruxelles, bye bye Margaret !

Margaret Thatcher représentait à peu près tout le contraire de ce que les Européens attachés au social pouvaient penser: sa rhétorique - et son action - anti syndicale, sa promotion d'une Europe réduite au marché commun, sa défiance devant toute construction communautaire, son refus d'une Europe solidaire et sociale et j'en passe ! La période Thatcher a été aussi le début d'une nouvelle ère, celle d'un nouveau libéralisme qu'elle a porté haut et fort.

Développement industriel et recette libérale : un modèle polonais ?

La Pologne s'est réindustrialisée à grand train en 10 ans, au point que certains observateurs affirment qu'elle est devenue « la Chine de l'Europe ». Une appelation à double-tranchant, estime Michał Kurtyka, directeur de BPI Polska. Entretien

Par |2018-12-17T10:15:19+02:005 décembre 2012|Mots-clés : , , , , , , , |

Europe : le travail au coeur de la démocratie

Près d’un an de correspondances européennes du travail ne laisse pas indemne de bien des idées reçues hexagonales, mais pas seulement... La mutation de société que nous livre la mutation du travail partout en Europe bouscule les capacités de nos cultures respectives à la nommer pour la doter de sens.