Tous vulnérables ? — A propos du livre de Marie Garrau, Politiques de la vulnérabilité

L’Etat providence aurait fait son temps. Pour certains, il serait « la source de cette immobilité, de ces rigidités qui empêchent la France de s’adapter à son époque et dont les corps intermédiaires sont la plus pure expression ». Il faudrait urgemment détricoter les institutions qui font obstacle à la mobilité d’individus « libres de choisir leur vie . D’autres, plus ambitieux, souhaitent rendre le social à nouveau « désirable » et confient cette tâche à une « nouvelle génération de moins de 35 ans capable de questionner le modèle et les frontières du social ». Dans Politiques De la vulnérabilité, Marie Garrau contribue en philosophe à cette réflexion.

Par |2019-10-27T19:56:20+01:0025 octobre 2019|Mots-clés : , , , , , , |

Les nouvelles formes du travail : autonomie, responsabilisation, participation

Du 13 au 20 septembre 2018 a eu lieu à Cerisy un colloque consacré au Travail en mouvement. Une table ronde a réuni Yves Clot, professeur émérite de psychologie du travail au CNAM, JeanYves Bonnefond, chercheur dans son équipe, et Bertrand Ballarin, ancien responsable des relations sociales de Michelin et initiateur de la démarche « responsabilisation » du groupe, pour parler d'autonomie et de participation des salariés au sein de nouvelles formes d'organisation du travail.

Le marketing du travail

L'expression « expérience client » est devenue monnaie courante pour évoquer le marketing d'un certain nombre de produits ou de lieux et la codification de la relation vendeur/client. Du « Et un bon week-end ! » mécanique du supermarché le samedi matin à l'expérience inouïe qu'est censée être la déambulation dans la zone duty freed'un aéroport partout dans le monde. On n'achète plus un produit ou un service (c'est trop banal !) on a une expérience de consommation dans un centre commercial relooké, une boutique Apple, ou dans un de ces grands mails des grandes métropoles asiatiques... 

Le travail : centre de gravité du syndicalisme

Le travail dans l'automobile a fait l'objet de bien des investigations, Emmanuel Couvreur est un ancien responsable du développement des organisations du travail en production et délégué syndical central CFDT chez Renault. Il est très investi auprès de grandes entreprises de la métallurgie pour mettre en place des espaces de discussion sur le travail.

Ne pas savoir lire, écrire, compter… et travailler

Hervé Fernandez conçoit et met en œuvre, depuis plusieurs années et en développant tous les ans davantage de partenariats, les programmes de l'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (ANLCI) dont il est le directeur. 2,5 millions de personnes y sont confrontées aujourd'hui ! Il en parle pour Metis :

Portraits de travailleurs. Comprendre la qualité de vie au travail

Une précédente note de la Fabrique de l'Industrie, « La qualité de vie au travail : un levier de compétitivité » mettait l'autonomie au cœur de la qualité de vie au travail et concomitamment au cœur de la performance. Il s'agit cette fois, en exploitant les données de l'enquête DARES « Conditions de travail », de dresser les portraits-types des travailleurs en fonction des « déterminants objectifs et subjectifs de la qualité de vie au travail ». Logiquement la relation hiérarchique, envers de l'autonomie, y joue un rôle essentiel.

Une syndicaliste au Conseil d’administration

Martine Saunier, syndicaliste CFDT a été de 2010 à 2016 membre du Conseil d'Administration du Groupe Thalès, élue par les salariés. Elle a bien aimé cette expérience, pas facile au début, elle en a des souvenirs bien précis et en a tiré de nombreuses leçons. Voici son portrait et ses réflexions qui portent également sur les questions d'autonomie et d'émancipation dans le travail. Elle se peint au travers de deux mots d'ordre : « être actrice de ma vie » et « l'autre est une chance et non un risque ».

Le consommateur, voilà l’ennemi !

Après Le travail invisible (2013), Pierre-Yves Gomez publie Intelligence du travail, un livre important sur la place et le sens du travail dans la société contemporaine. Une réflexion stimulante, mais résolument critique de la modernité. Denis Maillart l'a lu pour Metis et le met en face de la plupart des conceptions du travail

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