Le travail de demain2020-08-05T17:05:53+02:00

LE TRAVAIL DE DEMAIN

En quoi le capitalisme des plateformes numériques est-il singulier ?

« Il est très possible que Uber ne soit plus là dans cinq ans ». Du moins, dans son fonctionnement actuel. Sauf à réduire le montant de sa commission et à augmenter le prix des courses, son business model n'est pas viable. Une entreprise, fût-elle une plateforme numérique, ne peut pas travailler en permanence à perte sans que les autorités de concurrence s'émeuvent des distorsions de concurrence que cela génère ni que les investisseurs s'inquiètent pour l'avenir de leurs capitaux. Uber ou pas, les plateformes numériques continueront d'exister. Il importe donc, au-delà du cas d'Uber qui polarise le débat en France, au-delà aussi de diverses affirmations - basculement d'une économie de la production vers une économie de la demande ou d'une économie de la propriété vers une économie du partage - et des débats sur le statut des travailleurs des plateformes, de comprendre ce qu'il y a de singulier dans l'économie des plateformes numériques. Nouvelle forme de capitalisme ou version extrême d'un « néolibéralisme mondialisé » ?

Internet et marché du travail : ça bouge, mais pas dans le sens attendu

À l'heure où les plates-formes numériques sont devenues le canal courant de tant de mises en relation, des taxis aux rencontres amoureuses en passant par l'échange de services, il paraît aller de soi qu'Internet a bouleversé aussi l'intermédiation sur le marché du travail. Socio-économiste spécialiste du champ, Yannick Fondeur montre que la réalité est plus compliquée.

Infographie : l’économie collaborative, quésaco ? 

Plus de 70% des Français la pratiquent, mais la majorité d'entre eux ne savent pas ce qu'elle implique. Entre mode de vie alternatif et bon sens économique, cette infographie - toujours très actuelle - explorait enoctobre 2014 les motivations et les diverses tendances évoquées par le terme "économie collaborative", ainsi que certaines de ses implications pour le monde du travail.

Plateformes : le savant couplage entre innovation et rente

Metis poursuit les réflexions sur l'économie numérique, les réalités du travail sur (ou à partir de) les platesformes numériques. Il ne s'agit pas seulement d'analyser comment les relations de travail changent, mais aussi de caractériser le modèle économique des plateformes. À l'heure où les entreprises du type Airbnb ou Uber semblent être les nouveaux maîtres du jeu en renversant les règles que l'on connaissait jusqu'alors, André Gauron, économiste, questionnait en octobre 2016 cette nouvelle forme de « tâcheronnat » : entre capitalisme, innovation et rente.

Quand les startups réinventent les relations de travail – retour sur une matinée au NUMA

Le 22 juin à 8h30 nous nous rendons au Numa. Ça flairait bon le café et les esprits en ébullition. Il faut dire que le Numa c'était une association, aujourd'hui une entreprise, une couveuse qui aide notamment les startups à se développer, mais c'est aussi un explorateur. Un explorateur du travail même. Dans le cadre de son cycle d'événements répondant au thème ambitieux Reinvent Work le Numa s'est associé au Lab Astrees pour se pencher sur le mythe (ou la réalité ?) de la réinvention des relations de travail par les Startups. Quels en sont les enjeux et les leviers ? Quelles pratiques émergent quand d'autres disparaissent ? Tout un programme

Les risques de l’intelligence artificielle

L'émergence d'une nouvelle technologie porte toujours l'espoir d'un monde meilleur. L'intelligence artificielle atteint un niveau de puissance qui fait supposer qu'à court terme elle va pouvoir remplacer l'intelligence humaine dans certains processus de décision et dans ses compétences de communication : ce que met en scène le système Watson d'IBM. Mais derrière cette opportunité bien tentante se profile le risque d'une perte d'engagement et d'éthique pour les acteurs. Denis Bismuth, fondateur du cabinet Métavision, s'interroge sur le mariage (contre nature ?) de l'intelligence artificielle et de l'agriculture : quand l'expertise cherche à remplacer l'expérience