Uber vu par ses chauffeurs

« En faisant deux courses, on a l'impression de capter le métier des chauffeurs ». Dixit Sophie Bernard, chercheuse et professeur de sociologie à l'Université Paris Dauphine qui a poussé le concept en réalisant pas moins de 38 entretiens avec des chauffeurs Uber lors de courses de 1 h 15 à 2 h 30, à Paris. Elle a posé son regard de sociologue et enquêté sur leur quotidien, leurs stratégies et aspirations. Elle présentait les résultats de ses recherches le 23 janvier lors d'un petit déjeuner TEDIS.

Par |2019-05-10T17:04:42+02:004 février 2019|Mots-clés : , , , , , , , |

Des footballeurs au travail

Les footballeurs jouent. C'est leur passion. Ils jouent quand ils sont amateurs, ils jouent quand ils sont professionnels. Ces derniers peuvent gagner beaucoup d'argent ou peu ; ils sont salariés. Mais travaillent-ils ? Pour répondre à cette question, Frédéric Rasera, sociologue et enseignant à l'université de Lyon2, s'est plongé pendant près de quatre ans dans la vie d'un club professionnel et nous livre une étude ethnographique sur le travail des footballeurs professionnels. Un drôle de marché du travail et de bien curieuses « conditions de travail » !

L’entreprise libérée… de ses engagements ?

Notre dernier dossier l'a montré : comme d'autres vogues managériales, l'« entreprise libérée » est aussi riche de promesses que de dérives ou de faux-semblants. Prise à la lettre, elle ouvre une perspective séduisante, qui aide à penser l'après-taylorisme en tenant les deux bouts : performance et bien-être au travail. Attention pourtant.

Sharers and Workers : une journée particulière

Le 14 janvier dernier, à la Fonderie de l'Image à Bagnolet s'est déroulée la journée de lancement du nouveau réseau SHARERS AND WORKERS. Ceux qui travaillent et ceux qui partagent. Et surtout ceux qui font les deux en même temps. Dit autrement les relations entre l'économie collaborative des plates-formes et l'économie plus traditionnelle, ou bien les relations entre les nouvelles formes d'emploi et le salariat classique.

« Nous ne sommes pas une couveuse d’entreprises mais une mutuelle de travail »

Après avoir recueilli le témoignage d'une coopératrice de Coopaname, Metis a rencontré Noémie de Grenier, sa co-directrice. Ce qu'elle nous dit de la philosophie, du fonctionnement et des perspectives de cette coopérative parisienne d'activité et d'emploi (CAE) intéresse tous ceux qui recherchent des alternatives au dilemme travail salarié/travail indépendant.

Coopérative d’activité et d’emploi : « Je n’étais pas très convaincue au début… »

Après s'être multipliées spontanément depuis 20 ans, les coopératives d'activité et d'emploi (CAE) ont acquis une existence légale avec la loi sur l'économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014. Elles offrent un cadre d'exercice collectif à des professionnels souhaitant développer leur propre activité tout en bénéficiant de l'appui d'une infrastructure commune et du statut de salarié. Cela dans le respect des principes coopératifs :

Sécuriser les activités solidaires

Comment permettre à des activités de proximité ne relevant pas d'un travail salarié « classique » de se développer autrement qu'au « noir », dans des conditions de sécurité pour ceux qui travaillent et pour les clients/usagers : pistes concrètes pour favoriser et sécuriser les nouvelles formes de lien social et économique.

D’un droit du travail au droit de l’actif

Directeur général de la fédération européenne des employeurs du travail temporaire (Eurociett), Denis Pennel est également l'auteur du livre Travailler pour Soi : quel avenir pour le travail à l'heure de la révolution individualiste dont Metis a rendu compte. il est par ailleurs rédacteur du rapport de Génération Libre, texte qui s'est invité dans le débat français sur la réforme du droit du travail. Il nous livre ici ses principales pistes pour le droit du travail du futur.

Economie collaborative : entre promesses d’avenir et fragilisation des modèles

12 ans après la maison qui brûle de Jacques Chirac concernant le développement durable, l'intérêt collectif se porte vers l'économie collaborative. Comme à chaque rechute de l'économie occidentale, l'opinion publique et les médias partagent temporairement avec les parties prenantes sur le terrain une sensibilité éthique, environnementale et/ou sociale. Mais aujourd'hui, notamment grâce au numérique, ce sont de puissants "business models" qui émergent avec le collaboratif. Christophe Gauthier livre pour Metis ses réflexions en la matière.