En temps de crise, tous les moyens sont bons pour se serrer la ceinture. Ce mois-ci, on observe en Europe une remise en question des pratiques de protection sociale : les Etats tentent de se prémunir par tous les moyens contre le tourisme social. Le Royaume-Uni limite ainsi l'accès à certaines de ses prestations par l'introduction d'un critère de résidence ("right to reside"), une décision qui a été contestée en justice par la Commission Européenne. En Allemagne, c'est un panel d'experts qui recommande au gouvernement de contrôler davantage les demandeurs d'emploi européens.
Lors d'un débat sur le modèle allemand, Metis a interviewé l'économiste Steffen Lehndorff, chercheur à l'institut du travail et des qualifications (IAQ) de l'Université Duisburg-Essen, sur l'Europe dans la crise et le modèle économique allemand.
M. Sigmar Gabriel, président du SPD et ministre de l'économie du nouveau gouvernement de coalition « Merkel III » présente au Bundestag, le 13 février dernier, le rapport économique du gouvernement. Il déclare que l'importance du salaire minimum ne tient pas tant à son niveau ou à la date de son entrée en vigueur qu'au fait qu'il renvoie à cette question centrale de l'économie sociale de marché (sous l'auspice de laquelle l'ensemble du rapport économique du gouvernement est d'ailleurs placé), que « tout travail doit avoir sa valeur».
Lors de la rencontre mensuelle des Economistes Atterrés, quatre économistes venant des deux côtés du Rhin ont discuté, le 16 janvier, la performance de l'Allemagne en matière de compétitivité et d'emploi. Les participants au débat ont notamment débattu des spécificités du modèle allemand, de sa mutation après les réformes Schröder, de leurs contributions à la reprise rapide de la crise et des leçons à en tirer pour la France et l'Europe.
La stratégie de Lisbonne de l'Union Européenne visait à « créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité » et donc à mettre l'accent sur la quantité et la qualité du travail. Treize ans plus tard, les indicateurs traditionnels, tels que taux de chômage et PIB, dominent toujours le débat public. En Allemagne, la confédération des syndicats a construit des indicateurs pour mesurer ce que le travail de qualité veut dire... avec peu d'impact.
Dans le cadre des négociations sur le futur contrat de coalition, la CDU et le SPD se sont réunis le 31 octobre dernier pour préparer la feuille de route d'une nouvelle orientation de la transition énergétique allemande. Nous proposons ci-dessous d'apporter quelques éléments d'éclairage quant aux enjeux des négociations en cours
Destinée à l'European Employement Observatory (EEO), une note de Nicola Duell et Tim Vetter (Economix Research and Consulting) fait le point sur le développement des emplois verts en Allemagne, pendant et après la crise.Les « green jobs » y représentent 2 millions de personnes travaillant dans les secteurs de l'environnement et de sa protection, soit 4,8 % de l'emploi total. Cette proportion progresse régulièrement et la crise n'y a pas changé grand-chose. Elle était de 4,6% en 2006
par Christophe TeissierT. Haipeter, Union Renewal and Business Strategies - Strategic codetermination of [...]
Être travailleur sexuel a un sens différent selon que l'on se trouve en France ou dans d'autres pays européens où il s'agit alors d'exercer une activité professionnelle comme une autre.
Les aléas de carrière dus à l'éducation des enfants sont l'un des principaux facteurs d'inégalité à la retraite entre hommes et femmes. Les femmes ont des carrières plus courtes en raison des interruptions d'activité liées à l'éducation des enfants, elles sont plus fréquemment à temps partiel, à des niveaux de rémunération inférieurs à ceux des hommes. Ce constat est particulièrement vrai dans le cas des femmes allemandes.
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