Retour vers le futur : quand le capitalisme de plate-forme nous renvoie au « domestic system » préindustriel

Si l'on s'en tient à l'âge des protagonistes, l'essor des plates-formes « pair-à-pair » est indubitablement un phénomène récent. En moins d'une décennie, des entreprises telles qu'Uber (créée en 2009), Airbnb (2008), BlaBlaCar (2006) sont venues transformer en profondeur les marchés que des grandes entreprises du secteur hôtelier et des transports avaient construits et occupés depuis plus d'un siècle.

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 2)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment. Voici la seconde partie d'un papier publié le 4 septembre dernier.

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 1)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment.Deux grands courants, l'un issu d'une frange marginale du patronat, l'autre porté par des ouvriers de métier ont développé cette thématique. Le premier vise à transformer les salariés en actionnaires, le second à remplacer la notion d'action par celle de coopération. Nous en avons un aperçu détaillé dans une thèse de Jean Granier parue en 1910 chez Sirey, « Les actions de travail ». Dans ce premier article, Pierre Maréchal présente deux exemples d'actionnariat salarié et en tire des leçons.

Réformer pour mieux protéger

À force de tirer à boulets rouges sur le droit du travail, sur la base d'un certain nombre de faux-semblants , on en oublie sa contribution essentielle au fonctionnement du capitalisme. La productivité du travail en France ne serait sans doute pas parmi les plus élevées au monde si le droit français n'accordait pas un degré élevé de protection aux salariés. À l'heure où la flexibilisation des rapports de travail a bonne presse, il importe de rappeler que la protection des salariés n'est pas une option à laquelle on peut renoncer, fut-ce au nom de la lutte contre le chômage. Elle est la contrepartie nécessaire de la subordination qui, quoi que laisse penser le discours sur la fin du salariat, régit aujourd'hui encore les rapports de travail salariés, à la fois en fait et en droit. Elle est aussi la contrepartie de l'engagement, par le salarié, de sa personne dans le rapport de travail. Pour Pascal Lokiec, professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, deux objectifs semblent devoir guider les évolutions du droit du travail si tant est que celui-ci poursuive une logique de protection.

Philippe Askenazy : changer ces modèles sociaux qui ont échoué ?

De la fragilisation progressive du modèle social issu des trente glorieuses au développement des inégalités que la crise économique renforce, faut-il tirer le constat d'un échec ? Philippe Askenazy, économiste (CNRS) revient sur la défaite de nos modèles sociaux pris dans la "guerre" économique

Management : la fin des Terminators ?

Que se passe-t-il chez les managers ? Un grand malaise ? Un métier étouffé par la gestion ? Une vision de l'entreprise réduite au seul marché ? Pour les Suédois, la notion de management serait presque dépassée ! En Europe de l'Est, les managers ne font pas confiance à d'autres qu'à eux-mêmes et sont plutôt optimistes ! Alors que la France accuse - à l'exception très notable des petites entreprises - une vraie rupture de la confiance entre les salariés et leurs dirigeants. S'agit-il d'un mal français ? Faut-il envisager le management autrement ?

Crise du travail, une question de gouvernance

Le travail, une valeur en berne ? Thomas Philippon, économiste, s’élève contre cette idée reçue. Les Français accordent plutôt plus d’importance au travail que les autres Européens, et les rigidités du droit et de la fiscalité ne peuvent expliquer, à elles seules, ni l’apparition ni la persistance du chômage de masse. Ce qui est en cause, c’est un capitalisme d’héritiers qui peine à promouvoir les plus créatifs. Si c’est un économiste qui le dit...

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