Eureka !
C’est fou ce qu’à travailler entre Européens se révèle l’ignorance dans laquelle nous sommes les uns des autres. Indépendamment des institutions communautaires, même la connaissance géographique n’est pas si évidente que cela.
C’est fou ce qu’à travailler entre Européens se révèle l’ignorance dans laquelle nous sommes les uns des autres. Indépendamment des institutions communautaires, même la connaissance géographique n’est pas si évidente que cela.
Il fallait bien qu’un jour ou l’autre, les syndicalistes réalisent qu’ils faisaient partie de la planète et que la mondialisation était un pléonasme. Après un long moment consacré à s’opposer à l’évidence , il fallut bien réaliser que le mal n’était pas qu’elle fût, mais que le fond du problème était la manière dont on la menait.
Il y a cent ans, le syndicalisme se dotait de la charte d'Amiens et Clémenceau créait le premier ministère du travail. Un malentendu maintenant centenaire voyait le jour.
Ce mois ci dans notre survol européen, vous trouverez deux faits insolites qui donnent à voir que le syndicalisme n’est pas totalement soluble dans la mondialisation, indépendamment même de ce qui s’est initié à Vienne avec la création de la Confédération Mondiale.
On fête la charte d’Amiens de 1906 comme, d’une certaine manière, 100 ans après le premier jugement énoncé sur la dangerosité de l’amiante, c’est le pénal qui fait sa fête à l’amiante.
Aussi rigides que nous puissions être, pleins de certitudes ultra libérales, léninistes, trotskistes, maoïstes, populistes ou autres, il devient malgré tout difficile de nier que nous sommes des mutants.