La fatigue de l’Europe est une infox

En ces temps de Brexit, de campagne pour les élections européennes aussi poussive que confuse et de relatif désintérêt pour les questions européennes, la fatigue ressentie par les citoyens européens vis-à-vis de l’UE se transforme en épuisement, à en juger par les médias. Je propose dans cet article de remettre en avant des faits et chiffres qui contredisent quelques-unes des infox, qui nous entourent, propagées et amplifiées par les réseaux sociaux et d’autres qui le sont moins.

Par |2019-05-21T00:57:58+02:0020 mai 2019|Mots-clés : , , , , , |

La France des Belhoumi – Travail et famille, ou le malheur d’être un garçon

Voilà un beau roman familial, et aussi un livre de sociologue, pour l'été : La France des Belhoumi, portraits de famille de Stéphane Beaud. Une double histoire : celle de la fratrie - huit enfants quand même ! certains nés en Algérie, les suivants en France - et de leurs parents, mais aussi celle du chemin fait par le sociologue avec cette famille pendant cinq ans. Avec une leçon : l'intégration se fait !

Raymond Kopa, du terril au terrain

À l'heure où l'identité nationale est au cœur des discussions et où les dangers de l'immigration sont devenus des arguments électoraux, n'est-il pas temps de rappeler ce que de nombreux « étrangers », venus travailler dans l'industrie, ont apporté à la France et aux Français qui, maintenant, s'approprient sans l'ombre d'une hésitation leur nom, souvent difficiles à prononcer, et leur célébrité

Par |2019-05-30T12:16:29+02:003 avril 2017|Mots-clés : , , , , , , , , |

Un pays d’accueil réticent : la France vue par l’enquête « Trajectoires et Origines »

Bizarrement, alors qu’ils sont restés braqués depuis les attentats de novembre sur les failles de l’intégration à la française et la déchéance de nationalité, les feux de l’actualité ont laissé dans l’ombre les résultats de l’enquête « Trajectoires et Origines » (TetO) publiés par l’INED en janvier. Pour qui veut bien s’y pencher, c’est peu dire pourtant qu’ils apportent au débat de précieux éclairages, propres à éviter tout autant l’angélisme que le catastrophisme

« Statistiques ethniques » : pour le meilleur ou pour le pire ? 

Virulent compagnon de route du FN, élu maire de Béziers en 2014, Robert Menard n'en est pas à sa première provocation sur le mode de la xénophobie "décomplexée". En annonçant benoitement en mai qu'il avait, sur la base des prénoms consignés dans les registres scolaires, fait procéder au décompte nominatif des enfants "musulmans" de sa commune, il a rallumé pour un temps la controverse à propos des "statistiques ethniques" , avant de préconiser, dans un courrier aux députés, leur légalisation. "Statistiques ethniques" : pour le meilleur ou pour le pire ? Jean-Louis Dayan éclaire le débat entre le possible et le souhaitable, pour la connaissance et pour l'action. 

Par |2018-12-17T10:17:03+02:0024 août 2015|Mots-clés : , , , , , , , |

Compter les migrants en Allemagne

En Allemagne, on compte en fonction de la nationalité d'origine, mais aussi les « personnes issues de l'immigration », à la fois dans les registres des municipalités et dans les statistiques fédérales. Ceci de manière tellement large qu'il devient difficile de s'en servir pour penser des politiques spécifiques. Nicola Düll , économiste associée du Cabinet Economix à Munich, fait le point sur le sujet.  

Par |2018-12-17T10:17:03+02:0024 août 2015|Mots-clés : , , , , , |

« Tourisme social » : la saga continue

C'est un des grands débats de l'année dans la sphère européenne : quels sont les droits sociaux des citoyens européens faisant usage de leur liberté de circulation dans l'Union ? La décision Dano en novembre dernier avait déjà confirmé le droit des Etats membres à refuser le versement d'allocations aux migrants européens n'étant pas économiquement actifs. C'est maintenant le statut des travailleurs en recherche d'emploi qui est remis en question dans l'affaire Alimanovic (C-67/14).

« 24 ans de fausse démocratie, c’est assez ! »

Cela fait maintenant presque un an que la Bulgarie est en révolte, et rien ne semble pouvoir calmer les manifestants. Après avoir fait tomber un gouvernement de droite en février 2013, c'est sous les fenêtres de la nouvelle coalition entre le Parti Socialiste Bulgare et le DPS (qui représente la minorité turque du pays) que le peuple se rassemblait pour protester en mai dernier. Depuis, plus de 10 000 Bulgares occupent quotidiennement les rues de Sofia, à la recherche d'un nouveau modèle politique.

Par |2018-12-17T10:16:00+02:001 décembre 2013|Mots-clés : , , , , , , , , , , |
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