Démocratie et lopin de terre
Le livre de Joëlle Zask La démocratie aux champs surprend : le sous-titre Du jardin d'Eden aux jardins partagés dessine le long cheminement qui montre Comment l'agriculture cultive les valeurs démocratiques
Le livre de Joëlle Zask La démocratie aux champs surprend : le sous-titre Du jardin d'Eden aux jardins partagés dessine le long cheminement qui montre Comment l'agriculture cultive les valeurs démocratiques
Roméo est un chirurgien réputé. Magda est bibliothécaire. Après la chute des Ceausescu, ils sont rentrés dans leur pays, la Roumanie, pour participer à sa reconstruction, en faire une démocratie prospère et heureuse. Ils ont élevé leur fille unique dans cette petite ville de Transylvanie où ils vivent désormais dans un appartement au rez-de-chaussée d'une résidence typique des années 60, mal entretenue et d'une tristesse infinie
La Food Coop existe depuis 1973. C'est un supermarché dans le quartier de Park Slope au centre de Brooklyn à New York. On y trouve des produits frais et de qualité, bio pour la plupart, et moins chers que partout ailleurs. Le secret ? Ce sont les clients, pardon, les membres, les coopérateurs, qui réalisent la majeure partie du travail. Ils tiennent les caisses, approvisionnent les rayons, rangent les entrepôts, font le ménage en fin de journée, approvisionnent les soupes populaires avec les produits en limite de date de péremption et le bac à compost avec ceux qui ne sont plus consommables, animent la garderie pour les enfants qui accompagnent leurs parents au magasin
« Moi, Daniel Blake » est le vingt-cinquième film de Kenneth Loach. Le cinéaste ne cache pas être politiquement engagé. Quelles sont les leçons politiques de ce film honoré à Cannes par la Palme d'Or, la deuxième pour le Britannique ? C'est ce qu'il faut tenter de comprendre
Avec Brooklyn Village, Grand prix du festival du cinéma américain de Deauville, Ira Sachs nous propose de partager une tranche de vies ordinaires
Les goûts et les couleurs ne se discutent pas toujours, mais les débats ont souvent toute leur place, particulièrement chez Metis. Toni Erdmann - un film de l'Allemande Maren Ade sorti au mois d'août dernier - a suscité diverses réactions au sein de la rédaction de Metis. Découvrez les avis, divergents, de Denis Maillard et de Jean-Marie Bergère
Francis Dubrac me reçoit dans les locaux de l'entreprise de travaux publics qu'il dirige. Nous sommes à deux pas du Stade de France, de la Cité des Francs-Moisins à Saint-Denis et de celle des 4000 à La Courneuve. Pour lui, chef d'entreprise et Président de Plaine Commune Promotion, l'expérimentation d'un « Revenu contributif » (cf. article dans Metis « Un revenu contributif à Plaine Commune ») sur le territoire de l'agglomération n'a pas encore démarré concrètement. Cela ne l'empêche pas d'y porter un regard favorable et de vouloir s'y impliquer, tant il croit à la vocation de laboratoire social de ce territoire. Notre rencontre m'a convaincu qu'outre cette position de principe, Francis Dubrac partage avec les promoteurs de l'expérimentation, quelques convictions d'autant plus fortes qu'elles sont ancrées dans une riche expérience au service du territoire
En mars 2015, Jean-Marie Bergère revenait sur le livre de Michel Lallement L'Age du faire - Hacking, travail, anarchie. Celui-ci est à l'image de ce qu'il décrit, foisonnant et optimiste. L'auteur a passé une année aux Etats-Unis à San Francisco et, à la manière d'un journaliste autant que d'un ethnographe, il nous fait partager la vie et les utopies de ces « zones d'autonomie où se bricole une autre manière d'innover, de produire, de collaborer, de décider, de façonner son identité et son destin », ces hackerspaces dont les noms, Noisebridge, Ace Monsters Toys, LOL Oakland Makerspace, Mothership HackerMoms, The Crucible, Biocurious, Hacker Dojo, etc., hésitent entre marketing et profession de foi
Il est possible de raconter le film de Pascal Bonitzer « Tout de suite maintenant » de multiples façons. Il y a d'abord l'histoire de Nora, jeune femme brillante et qui le sait. Au début du film, elle intègre un cabinet de conseil en fusion-acquisition. Pour réussir dans l'univers de la haute-finance, elle est prête à affronter les rivalités entre collègues et prête à faire preuve d'une disponibilité totale
Vendeur est un film bipolaire. Sylvain Desclous y met en scène des couples de contraires. Un métier alimentaire et un métier de passion, les amours tarifés et une épouse aimante, une chambre d'hôtel sans âme et un foyer chaleureux, la laideur des centres commerciaux et la beauté d'un bord de rivière pour pêcheur à la ligne bourru, une voiture de luxe et une qui peut à peine rouler, un père et un fils.... Et comme le yin et yang, ils s'opposent et s'attirent