Le travail confiné : les Inutiles et les autres ?

Le fléau du Covid-19 a contraint à l’inactivité, donc peut-être à l’inutilité, une partie importante de ceux qui travaillent, salariés ou indépendants. Situation proprement inouïe de l’inutilité forcée. Va-t-on alors assister à une nouvelle hiérarchie des utilités sociales ? C’est l’occasion de se reposer la question de ce qui est inutile, de ceux qui le sont plus ou moins, peu payés en conséquence et donc peu reconnus.

De la reconnaissance (2) : des propositions avec différents acteurs à mobiliser

Cette contribution fait suite à celle parue le 6 avril 2020 dans laquelle Philippe Denimal faisait état de la reconnaissance et de la valorisation salariale des emplois déconsidérés souvent évoqués dans notre actualité de crise sanitaire. La mesure directe de l’utilité sociale est inopérante en termes de rétribution. Mais des négociations peuvent s’engager sur la base des dispositifs existants. Et pourquoi pas un revenu universel inconditionnel qui pourrait générer des effets particulièrement intéressants sur ces emplois ? Les rôles que peuvent jouer les différents acteurs sociaux sont évoqués ici.

Résonance d’Hartmut Rosa, une sociologie de la relation au monde

Chacun de nous l'a constaté. Lorsque même momentanément nous avons la conviction que notre action ou notre expérience « nous ont fait prendre part à quelque chose d'absolument important », notre énergie s'en trouve décuplée. Nos désirs et nos jugements, notre voix intérieure et un appel extérieur semblent s'accorder, et cela nous réjouit. […]

La France au milieu du gué

Les réformes vont bon train, souvent critiquées, mais assumées par le gouvernement comme cohérentes. Un grand nombre de ces réformes visent le modèle socio-économique qui nous caractérise. Il faudrait « changer de modèle social » entend-on, mais qu'est-ce à dire ?

Pour ou contre le revenu de base universel ?

Un débat a été organisé sur le revenu universel de base dans le cadre d'un colloque de Cerisy sur « Le travail en mouvement ». Animé par Danielle Kaisergruber (rédactrice en chef de Metis Europe), il a opposé Yannick Vanderborght, professeur de sciences politiques aux universités de Saint-Louis (Bruxelles) et Louvain, et Jean-Baptiste de Foucauld, inspecteur général des finances honoraire, ancien commissaire au Plan et acteur engagé depuis des décennies dans tous les dispositifs de solidarité et d'actions contre le chômage. Au-delà des arguments invoqués, deux visions anthropologiques s'affrontent autour de la question du travail.

The « Universal credit », pas si universel que ca ?

Rationalisation, et éventuellement simplification et fusion des minima sociaux : le débat est sur l'agenda des réformes en France. On nous parle même de « revenu universel d'activité », comme si l'expression en elle-même, était magique. Nos amis anglais ont inventé le « Universal credit ». Il faut y regarder de près, mais les perdants paraissent plus nombreux que les gagnants... Metis fait le point.

La vraie disruption : l’économie sociale et solidaire

Tandis que devrait s'engager un débat sur le « statut » de l'entreprise, ses buts et la place de ses collaborateurs (Loi Le Maire, Rapport Jean-Dominique Senard et Nicole Notat), il est bon de s'attarder sur les réalités d'aujourd'hui.

Revenu universel : retour sur un débat

Avec l'échec de Benoît Hamon à la présidentielle, la question du revenu universel a disparu aussi vite qu'elle avait fait irruption lors de la primaire socialiste. Pour autant, on aurait tort de penser que son piètre score clôt le débat, relayé par la proposition d'assurance chômage universelle. André Gauron réagit à la reprise de l'idée de « revenu universel » par Mark Zuckerberg :

Revenu universel ou comment reformuler la question sociale

Chômage de masse persistant et segmentation du marché du travail, déstructuration des corps intermédiaires et délégitimation de la classe politique, mise en cause des modes d'intégration et panne de l'ascenseur social, primat de l'individu sur le collectif et précarité de la règle commune, divisions accentuées de l'espace de vie - habitat, écoles, loisirs, - que certains ont qualifié d'apartheid etc. : notre vivre ensemble ne va plus de soi et ce qui fait société est profondément remis en question. Si les Français ne sont pas seuls à partager ces questions, elles atteignent chez nous une sorte d'intensité, voire un paroxysme, qui étonne voire effraie nos voisins. La colère qui gronde pourrait bien être dévastatrice. C'est dans ce contexte tumultueux que Benoît Hamon s'est fait le héraut du revenu universel

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