Accompagner les cadres publics

Établissement public administratif sous tutelle du ministère du Travail, l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) est sollicitée par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) en matière de prévention des risques psychosociaux, d'amélioration de la qualité de vie au travail, et d'organisation de l'activité innovante. Des actions sur le management public qui font émerger la nécessité d'épauler les managers de proximité. Dans ce papier publié à l'origine dans le numéro 478 de la revue Cadres, que nous reproduisons avec leur accord, Laurent Tertrais s'entretient avec Patrick Conjard et Philippe Douillet, chargés de mission à l'Anact.

Manager sans bureau : ce qui se joue en coulisses

« Répétez après moi : un manager sachant manager sans son bureau est un bon manager ». Si l'énoncé peut évoquer un exercice d'élocution, il résume en fait le discours que l'on tient aux managers avant de les déloger de leurs bureaux pour les installer en open space. Car au-delà des ressorts économiques de la tendance, c'est bien la fonction d'encadrement et ses conditions d'exercice qui sont en jeu. A partir des observations et des témoignages recueillis dans le cadre d'un travail doctoral en cours, Félix Traoré tente d'appréhender ce changement depuis le point de vue des premiers concernés.

Les X et les Y : générations perdues pour le travail ?

L'hystérie des différences générationnelles continue à sévir dans les entreprises. On nous présente les générations nouvelles sous des noms exotiques, la « génération Y » ou la Z, qui prend sa suite, les « digital natives », ou autres « millennials », en prétendant que ces jeunes sont fondamentalement différents de leurs aînés dans leur rapport au travail et à l'entreprise. C'est une profonde erreur, comme le montrent les 9 affirmations suivantes, issues des travaux des chercheurs et d'enquêtes récentes.

Par |2019-06-12T11:12:55+02:0011 septembre 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , |

Corporate

Corporate prête aux malentendus. On annonce un film sur le management et il nous raconte l'histoire d'une conversion. Emilie Tesson-Hansen, adepte d'un culte barbare où seuls échappent à la damnation ceux qui conquièrent le pouvoir et l'exercent sans états d'âme, est mise à l'épreuve et va progressivement trouver le salut dans la quête de justice. On pense y trouver une critique du travail en entreprise, travail des managers et travail des managés. Le film se révèle être un panégyrique de celui de Marie Borrel, inspectrice du travail et femme résolue

Le travail oublié des managers

Une des définitions du métier des managers affirme qu'ils sont là pour faire travailler les autres. Du coup, le travail propre de ces salariés intermédiaires, ni cadres dirigeants ni opérateurs, est souvent oublié. Travailler et faire travailler seraient antinomiques et plutôt que de passer d'une mode managériale à une autre, il est nécessaire de chercher à connaître mieux les évolutions et les difficultés vécues par ceux qui en ont la charge, cadres fonctionnels et opérationnels. C'est ce qu'ont fait Jean-Marie Bergère et Yves Chassard en 2013 dans le livre A Quoi servent les cadres ?

Par |2018-12-17T10:15:24+01:0021 janvier 2013|Mots-clés : , , , , , |