L’Union européenne, la plus formidable machine à convergence

« La plus formidable machine à convergence du monde moderne » : c'est ainsi que la Banque Mondiale a qualifié l'Union européenne (UE). En effet, l'une des grandes réussites de l'Union depuis le début du millénaire a été d'arrimer un grand nombre de pays aux économies et aux systèmes sociaux disparates à un socle européen qui par ailleurs a progressé. C'est le schéma de la « convergence ascendante », une ligne de force qui se poursuit, malgré une remise en cause par la crise de 2008.

Par |2019-05-10T17:23:35+02:002 avril 2019|Mots-clés : , , , , , , , , |

L’intelligence collective : à quand le Grand débat dans l’entreprise ?

Les processus de concertation et de débat collectif se sont développés d'une part dans le public (État, grands projets d'équipement, collectivités territoriales) et d'autre part dans le privé en s'ignorant superbement. Alors que le gouvernement a lancé le Grand débat national, la question de la parole mérite d'être également posée dans l'entreprise. Or, malgré la soif d'implication de la part des salariés, malgré les bénéfices bien connus de la démarche, l'intelligence collective peine à se développer dans les entreprises françaises. Il faut donc s'interroger sur le pourquoi de cette situation, sur les facteurs clés de succès à réunir et sur les outils à mobiliser.

Innovations managériales : les désirs sont désordre

Les cadres ont fort à faire pour favoriser l'avènement du management de demain. Sur ce plan, la promesse de la modernité est partout, dans les livres, les colloques et les injonctions des dirigeants : un management plus respectueux des individualités, de la créativité, de la capacité d'initiative, de la volonté d'implication des collaborateurs. Qu'on se le dise : les innovations managériales, lean management, innovation participative, management agile et autres « entreprises libérées » allaient bien vite aplatir ou latéraliser les pyramides hiérarchiques et renforcer les marges de manœuvre des opérateurs et des collaborateurs. Pourtant, les pesanteurs du réel subsistent et avec elles, les organisations du travail, qui en France, restent engoncées dans un taylorisme dépassé.

La raison d’être : un objet managérial disruptif

« Si une entreprise demain veut être profitable, reconnue par nos concitoyens, la raison d'être va devenir un passage obligé, pour mobiliser les salariés, les fournisseurs, les clients, les actionnaires autour d'un objectif commun ». Voici ce qu'a répondu Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances à une question sur les conclusions du rapport sur l'entreprise et l'intérêt collectif, remis au gouvernement par Nicole Notat et Jean-Dominique Senard.

Les X et les Y : générations perdues pour le travail ?

L'hystérie des différences générationnelles continue à sévir dans les entreprises. On nous présente les générations nouvelles sous des noms exotiques, la « génération Y » ou la Z, qui prend sa suite, les « digital natives », ou autres « millennials », en prétendant que ces jeunes sont fondamentalement différents de leurs aînés dans leur rapport au travail et à l'entreprise. C'est une profonde erreur, comme le montrent les 9 affirmations suivantes, issues des travaux des chercheurs et d'enquêtes récentes.

Par |2019-06-12T11:12:55+02:0011 septembre 2018|Mots-clés : , , , , , , , , , |

L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 2)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. A ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, dont nous reproduisons ci-dessous la deuxième partie.

L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 1)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. À ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, que nous reproduisons ici.

Le territoire, espace de responsabilité sociétale et environnementale

Jusqu'à récemment, la RSE (responsabilité sociétale et environnementale) n'avait que faire de la notion de territoire... qui le lui rendait bien. C'était le temps de la RSE hors-sol, celle qui se développait dans la proclamation, sans incidence sur le réel, à l'abri de la direction de la communication. Mais aujourd'hui, la RSE devient une ressource organisationnelle des entreprises ; elle change leurs offres produits, leur stratégie, leurs facteurs de différenciation compétitive et jusqu'à leurs modèles d'affaires. Elle devient un objet de dialogue social et d'appropriation par les managers et les salariés. C'est donc le moment, pour la RSE, de partir à la découverte de ses territoires...

Le territoire, espace de responsabilité sociétale et environnementale

Jusqu'à récemment, la RSE (responsabilité sociétale et environnementale) n'avait que faire de la notion de territoire... qui le lui rendait bien. C'était le temps de la RSE hors-sol, celle qui se développait dans la proclamation, sans incidence sur le réel, à l'abri de la direction de la communication. Mais aujourd'hui, la RSE devient une ressource organisationnelle des entreprises ; elle change leurs offres produits, leur stratégie, leurs facteurs de différenciation compétitive et jusqu'à leurs modèles d'affaires. Elle devient un objet de dialogue social et d'appropriation par les managers et les salariés. C'est donc le moment, pour la RSE, de partir à la découverte de ses territoires...

Conditions de travail : France is NOT back

Dans le concert des nations, la France se classe désormais très honorablement pour le volontarisme de la lutte contre le réchauffement climatique, pour le nombre de start-ups créées, financées, emmenées à Las Vegas. C'est tant mieux. Mais il existe un sujet qui concerne beaucoup de Français et qui reste dans l'angle mort : c'est celui des conditions de travail. Un rapport récent vient encore de pointer le retard de la France par rapport aux autres pays européens. Ce retard pose la question de la mise en œuvre de politiques publiques efficaces.

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