Les articles de Jean-Louis Dayan
Socio-économiste, Jean-Louis Dayan a mené continûment de front durant sa vie professionnelle enseignement, étude, recherche et expertise dans le champ des politiques du travail, de l’emploi et de la formation. Participant à des cabinets du ministre du travail, en charge des questions d’emploi au Conseil d’analyse Stratégique, directeur du Centre d’Etudes de l’Emploi… Je poursuis mes activités de réflexion, de lectures et de rédaction dans le même champ comme responsable de Metis.
Il y a 30 ans, le Céreq lançait l’enquête Génération, conçue pour suivre pas à pas le parcours d’une cohorte représentative de l’ensemble des jeunes au cours des trois premières années suivant la fin de leur formation initiale. Plusieurs éditions ont suivi, dont certaines (1998, 2004, 2010, 2017) réinterrogeaient deux fois les jeunes à 5 et 7 ans. L’édition 2017 vient de livrer ses premiers résultats : c’est l’occasion pour Metis de faire avec le Céreq le point sur les riches enseignements d’un outil puissant.
En confiant fin 2020 à Christine Erhel (Cnam/CEET) et Sophie Moreau-Follenfant (RTE) la mission d’accompagner les partenaires sociaux dans la reconnaissance des métiers de la « deuxième ligne », Elisabeth Borne leur demandait d’en cerner les contours et les conditions d’emploi. Ce qui fut fait dans un premier rapport dont Christine Erhel a rendu compte voici un an pour Metis. Leur mission ne s’arrêtait pas là : elles devaient ensuite proposer aux branches concernées des « leviers de reconnaissance » pouvant aboutir rapidement à des solutions concrètes. Metis revient avec Christine Erhel sur ce second volet.
Il y a bientôt trois ans, Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé, chargeait Myriam El Khomri d’établir un « plan de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand âge ». Remis en octobre 2019, il s’inscrivait dans la perspective d’une « réforme historique » de la prise en charge des personnes âgées, avec pour première étape la mise en place d’une cinquième branche de la sécurité sociale. La crise sanitaire est venue imposer d’autres priorités ; les recommandations de la ministre du Travail de François Hollande n’ont pour autant rien perdu de leur actualité, c’est ce qui conduit Metis à y revenir avec elle.
50 ans, c’est par excellence l’âge du bilan. Qu’en est-il du système de formation professionnelle continue (FPC) issu de la loi fondatrice de 1971, dite « loi Delors » ? A-t-il répondu aux ambitions de ses pères fondateurs ? S’en est-il éloigné au fil des réformes récurrentes dont il a fait l’objet ? Et pour quels résultats ? Croisant les deux regards de l’expert et du syndicaliste, Didier Gélot et Djamal Teskouk dressent dans le livre qu’ils publient un constat sévère, entre échec et trahison. Mais pas désespéré : pour eux, il est toujours possible de repenser un système de formation au service de l’intérêt commun.
C’était il y a un an, au sortir de la première vague. Aussitôt après avoir rendu hommage aux soignants pour avoir su faire front, Emmanuel Macron saluait ceux de la « deuxième ligne ». « Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». D’où, après le « Ségur de la santé » en juillet, l’ouverture par la Conférence du dialogue social d’octobre 2020 de ce second chantier. Chargée avec Sophie Moreau-Follenfant d’éclairer les débats, Christine Erhel fait pour Metis le point sur sa mission.
Fin 2020, les partenaires sociaux ont conclu coup sur coup deux accords nationaux interprofessionnels (ANI) : l’un sur le télétravail (le 26 novembre), l’autre sur la santé au travail (le 9 décembre). Si le premier a été largement commenté, l’accord santé au travail a été accueilli comme un texte technique, sans grands enjeux. Il semble pourtant porteur d’un certain nombre d’innovations. Metis y revient avec Arnaud Mias, professeur de sociologie à l’université Paris-Dauphine, spécialiste de la négociation collective et de la santé au travail.
L’explosion du télétravail survivra-t-elle à la pandémie ? Pour le BIT, la réponse fait si peu de doute qu’il vient de livrer un guide pratique où il dresse l’inventaire des opportunités et des risques du travail à distance et trace un cadre normatif pour en promouvoir un usage équitable et raisonné à travers le monde. Présent au webinaire organisé le 26 janvier par le Bureau de l’OIT pour la France, Metis en rend compte à ses lecteurs.
Le contraste est frappant en France entre l’appel récurrent à un effort massif de (re) qualification des actifs, dont la nécessité fait depuis de longues années l’objet d’un large consensus, et la réalité persistante d’un système de formation professionnelle continue (FPC) dispensant très majoritairement des actions courtes d’adaptation au bénéfice des salariés en place. Pour l’essentiel, la formation différée reste à construire. Pourtant, de plus en plus de jeunes la mettent déjà en pratique, avec les moyens du bord.
Parue le 16 mai dernier dans de nombreux quotidiens européens dont Le Monde, la tribune « Travail. Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer » avait reçu alors le soutien de plus de 3 000 chercheurs de plus de 650 universités sur les 5 continents. Parce qu’elle envisage le monde « d’après » en tenant résolument ensemble politique, économie et écologie, parce qu’elle pose le gouvernement d’entreprise comme un enjeu crucial, Metis a voulu en savoir plus auprès d’Isabelle Ferreras, l’une de ses trois initiatrices avec Julie Battilana (Harvard) et Dominique Méda (Dauphine).
La question des statistiques ethniques revient régulièrement dans le débat français, elle est encore d’actualité. Metis reprend un article de fond paru en août 2015 dans lequel Jean-Louis Dayan éclairait le débat entre le possible et le souhaitable, pour la connaissance et pour l’action. « Statistiques ethniques » : pour le meilleur ou pour le pire ?
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