Editos2019-05-03T12:38:38+02:00

ÉDITOS

Voter n’est pas jouer !

Il se passe en ce moment de drôles de choses, de drôles de superpositions entre jeux télévisuels ou jeux sur les réseaux sociaux d'un côté, et joutes électorales préparant diverses élections présidentielles de l'autre

Ras-le-bol du pessimisme !

Ou d'un ton apocalyptique adopté dans les sciences sociales, du moins celles qui traitent de l'économie et de la société contemporaine. Quelques ouvrages récents en témoignent. Leurs auteurs, tous chercheurs en sciences sociales, parfois dans de belles et prestigieuses institutions de recherche, se transforment en Cassandre, en imprécateurs, voire en guerriers vindicatifs cherchant à éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux

Peut-on encore miser sur la négociation collective ?

Promue, en dépit d'une méthode assez désastreuse, par la récente et décriée loi Travail, la négociation collective est pourtant assez malade. Ses techniques, ses méthodes, ses acteurs, ses résultats sont à la peine et, à l'exception de la Belgique, de l'Autriche et des pays nordiques, la situation a tendance à se dégrader. Malgré de beaux restes, l'Allemagne elle-même n'est pas épargnée. L'Europe centrale et les pays méditerranéens traversent eux des périodes très critiques

Europe : preuves de vie

Faut-il en cette rentrée 2016 revenir sans cesse sur les tensions, les divisions au sein de l'Europe, comme le font volontiers de très nombreux journalistes ? Ne vaut-il pas mieux s'attacher à quelques propositions récentes, et bien intéressantes, de la Commission européenne ?

Rentrée 2016 : besoin d’idées nouvelles

Il y a toujours en septembre un effet rentrée : rentrée des classes, rentrée littéraire, rentrée sociale (= le plus souvent une grève des enseignants), rentrée politique... L'année avait été difficile, l'été ne le fut pas moins. Attentats terribles en France, mais aussi, il ne jamais l'oublier, en Allemagne, en Turquie, en Thaïlande, en Afghanistan... Transformation des conflits imbriqués du Moyen-Orient en une véritable « guerre mondiale » qui engage presque toutes les grandes puissances mondiales sur cinq ou six pays

Et vous, ça va mieux ?

Parce que moi ça va mieux, je reprends l'écriture. En ayant conscience que mon pays, la France, a mal. Ce n'est pas de la déception footballistique que je veux évoquer ici. Même si la finale de l'Euro aurait pu nous faire du bien. Même passagèrement. Ce qu'elle fait d'ailleurs au Portugal qui se remet à peine d'une cure d'austérité dont nous n'avons pas idée ici. Bref, privée de victoire, la France va devoir revenir à ses fractures profondes. Que ce soit sur le plan politique, économique ou idéologique, que ce soit au plan des territoires, de l'éducation, de l'égalité des chances, de l'accès à l'emploi, de la possibilité de construire pour soi et ses proches un avenir meilleur, de la capacité à vivre ensemble au-delà de nos différences, ce ne sont pas tant les inégalités qui posent problème que les discriminations, les blocages, les impasses et les conflits patents ou latents qui en découlent. Et qui dit fractures dit blessures