Editos2019-05-03T12:38:38+02:00

ÉDITOS

Oser l’Europe (et Post-scriptum…)

Pour Jo Cox, En ce moment, j'ai cette phrase dans la tête : « Le monde est fou, et ce serait être fou par un autre tour de folie que de ne pas être fou comme lui », c'est Erasme qui écrivait cela au début du 16e siècle, Erasme qui rajoutait le plus souvent « de Rotterdam », et qui était en « correspondances européennes » (le premier sous-titre de Metis) avec toute l'Europe. Faut-il être fou ou bien très lucide ? Mais peut-être est-ce la même chose ? Dans ce monde où l'on entend des propos d'histrion, où l'on tue des députés, des policiers dans leur maison, des homosexuels qui dansent, où l'on se bat dans les stades au nom d'un nationalisme de pacotille...

La (mauvaise) fabrique de la loi

Le rejet de la Loi « travail » tient autant à la méthode (à moins que ce ne soit une absence de méthode) qu'à son contenu. Le Président de la République avait annoncé lors de sa campagne électorale qu'il voulait « rénover le dialogue social ». Il avait été retenu comme principe que les sujets sociaux feraient d'abord l'objet de négociations entre les partenaires sociaux - ou au moins de concertations - avant d'être discutés et complétés par le Parlement puis formalisés sous forme de lois

Au pays des chiffres et des robots

Le robot a été (est encore ?) une figure de la science-fiction. C'est que le robot parle à notre imaginaire. Petit droïde ou grand manipulateur avec des bras dotés d'une force gigantesque, il possède une forme physique, il occupe l'espace rationnel et pensé de l'usine du futur, ou les espaces vierges et hostiles de la conquête spatiale. Il fait image

« Messieurs les Anglais, sortez si vous le voulez…vraiment »

 Une amie allemande - très impliquée dans de nombreux programmes européens sur les questions emploi-travail et circulant beaucoup dans les différents pays - me disait récemment « L'Europe, elle n'est pas belle à voir en ce moment »

Ministre du travail : un sale boulot ?

Déjà la plupart du temps, le travail est mangé de toute part par la question lancinante de l'emploi. « Avoir un travail », autrefois on aurait dit « avoir une place » tant cela détermine aussi le destin social et la couleur de la vie

Et si on faisait confiance aux jeunes

« La France n'aime pas ses jeunes », c'était le titre d'un dossier d'Enjeux Les Echos en février 2011. Lors de la campagne pour les élections présidentielles, François Hollande avait fait de la jeunesse une priorité, c'était une bonne idée. Mais pas de l'avoir ensuite un peu oublié. En tout cas de ne pas avoir suffisamment distingué l'essentiel de l'accessoire