Convergence ou divergence en Europe sociale ? Une conférence du CEET-Cnam

Un grief au moins est partagé par les adversaires de la construction européenne et par ses partisans déçus : avant tout préoccupée de bâtir et perfectionner son marché intérieur, elle aurait trahi sa promesse de répandre le progrès social à travers le continent, laissant les peuples sans protection face aux violences de la concurrence mondiale. L’argument rencontre à l’évidence un écho particulier en ces temps d’élection d’un nouveau Parlement de l’Union. Est-il pour autant fondé ? Sans prétendre trancher une question aussi vaste, le CEET vient d’apporter sa pierre au débat en y consacrant le 18 avril dernier une conférence intitulée : « Convergence ou divergence en Europe en matière d’emploi et de travail ? »

L’Union européenne, la plus formidable machine à convergence

« La plus formidable machine à convergence du monde moderne » : c'est ainsi que la Banque Mondiale a qualifié l'Union européenne (UE). En effet, l'une des grandes réussites de l'Union depuis le début du millénaire a été d'arrimer un grand nombre de pays aux économies et aux systèmes sociaux disparates à un socle européen qui par ailleurs a progressé. C'est le schéma de la « convergence ascendante », une ligne de force qui se poursuit, malgré une remise en cause par la crise de 2008.

Par |2019-05-10T17:23:35+02:002 avril 2019|Mots-clés : , , , , , , , , |

Europe, j’écris ton nom ?

Ce n'est pas la première fois qu'au Comité de rédaction de Metis Europe nous avons discuté Europe, ni la dernière... Mais ce jour de début mars 2019, le choix fut fait d'en faire un papier. En fait, le premier épisode d'un dossier évidemment consacré au sujet. Ont participé à la discussion rue Saint-Nicolas ou en ligne : Claude-Emmanuel Triomphe qui avait créé l'Université européenne du travail en 1997 ; Jean-Marie Bergère qui adore le cinéma européen (et même au-delà), Martin Richer, grand lecteur des Rapports d'Eurofound en anglais ; Jean-Raymond Masson, longtemps responsable à la Fondation de Turin (Fondation européenne de formation) ; Jean-Louis Dayan, aussi attentif à l'économique qu'au social ; Michel Weill, lyonnais et grand voyageur en Europe et ailleurs, Eva Quéméré et Danielle Kaisergruber.

Oser l’Europe (et Post-scriptum…)

Pour Jo Cox, En ce moment, j'ai cette phrase dans la tête : « Le monde est fou, et ce serait être fou par un autre tour de folie que de ne pas être fou comme lui », c'est Erasme qui écrivait cela au début du 16e siècle, Erasme qui rajoutait le plus souvent « de Rotterdam », et qui était en « correspondances européennes » (le premier sous-titre de Metis) avec toute l'Europe. Faut-il être fou ou bien très lucide ? Mais peut-être est-ce la même chose ? Dans ce monde où l'on entend des propos d'histrion, où l'on tue des députés, des policiers dans leur maison, des homosexuels qui dansent, où l'on se bat dans les stades au nom d'un nationalisme de pacotille...