Le modèle de l'agriculture familiale à la française a longtemps été caractérisé par la réunion entre les « mêmes mains » de la terre, du capital et de la force de travail. Comment évolue ce modèle aujourd'hui ? De nouvelles relations capital/travail, le développement d'un côté de la prestation de services agricoles, de l'autre du recours à un salariat « de flexibilité » font évoluer ce modèle historique partout dans le monde. Metis présente des extraits d'un article très complet d'Hubert Cochet, professeur d'agriculture comparée à AgroParisTech :
L'émergence d'une nouvelle technologie porte toujours l'espoir d'un monde meilleur. L'intelligence artificielle atteint un niveau de puissance qui fait supposer qu'à court terme elle va pouvoir remplacer l'intelligence humaine dans certains processus de décision et dans ses compétences de communication : ce que met en scène le système Watson d'IBM. Mais derrière cette opportunité bien tentante se profile le risque d'une perte d'engagement et d'éthique pour les acteurs. Denis Bismuth, fondateur du cabinet Métavision, s'interroge sur le mariage (contre nature ?) de l'intelligence artificielle et de l'agriculture : quand l'expertise cherche à remplacer l'expérience
Qui possède la terre ? Terre de liens est une initiative pour expérimenter un rapport original à la propriété foncière. Nous reproduisons ici l'article de Chrystèle Bazin issu de Solidarum, qui en explique le fonctionnement : via de l'épargne solidaire et des collectes de dons, Terre de Liens achète des fermes et les loue à des agriculteurs qui s'engagent à pratiquer en France une culture biologique et paysanne. Cette pratique d'un foncier solidaire interroge notre rapport à la propriété et au sol, mais elle permet aussi un accompagnement fort de jeunes agriculteurs et inscrit les pratiques paysannes dans une démarche de solidarité sociale à moyen et, surtout, long terme. Terre de Liens a aussi été l'un des cas présent lors de la journée Sharers & Workers de Marseille en septembre 2016
Le Forum des Bernardins a consacré deux années de séminaire à l'analyse des impacts sociaux, économiques et culturels de la mondialisation, publié sous le titre La Mondialisation : espérance pour les nations, avenir pour l'Europe aux Editions Herman. Michel Davy de Virville qui co-dirige le séminaire Innovation Managériale du Collège des Bernardins en a livré les conclusions sur le site The Conversation
Une étude de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes (Insee Analyses n° 27 - octobre 2016) met l'accent sur les situations de sous-emploi qui se développent à la frontière du chômage et de l'emploi « stable ». Cette zone recouvre ce qu'on appelle le halo autour du chômage (les inactifs qui souhaitent occuper un emploi sans répondre à tous les critères du Bureau International du Travail pour être recensés comme chômeurs) et le sous-emploi (les personnes qui travaillent moins qu'elles ne le souhaitent). Paul Santelmann, directeur de la veille « emploi & qualifications » à l'Afpa nous parle de cette zone grise dans cette chronique reproduite avec son accord :
L'Université Ouverte Des Compétences (l'UODC) a repris cette semaine le très bon papier de Denis Maillard « Le consommateur, voilà l'ennemi ! » écrit pour Metis. Il s'y intéresse au livre de Pierre-Yves Gomez Intelligence du travail qui développe des idées nouvelles sur le sens et la place du travail dans notre société. Nous vous invitons donc à le lire ou le relire et à suivre La Lettre hebdomadaire de l'UODC !
« Si vous n'avez pas d'emploi, créez-le ! » Peu importe comment la formule de Raymond Barre a été accueillie en 1979, elle est aujourd'hui devenue d'une banalité confondante : tous les actifs - qu'ils soient en travail ou non - y sont incités par une institution ou l'autre. Jusqu'à l'entreprise qui invite ses salariés à développer leur clientèle interne. Les chômeurs, quant à eux, ont bien compris le message. Au point qu'on ne comprend pas comment les statistiques peuvent rester à des niveaux aussi élevés
Après Le travail invisible (2013), Pierre-Yves Gomez publie Intelligence du travail, un livre important sur la place et le sens du travail dans la société contemporaine. Une réflexion stimulante, mais résolument critique de la modernité. Denis Maillart l'a lu pour Metis et le met en face de la plupart des conceptions du travail
L'explosion des « activités réduites » à Pôle emploi est un révélateur du brouillage des frontières sur le marché du travail.En très forte croissance depuis 2008 (+ 80 %), le nombre de demandeurs d'emploi en « activité réduite » approche les 2 millions. Ce sont désormais plus du tiers des 5,5 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi et tenus de rechercher activement un emploi qui déclarent avoir travaillé dans le mois. Parmi eux, une forte majorité (1,3 million) l'a fait pour au moins 78 heures. Qui sont les chômeurs en activité réduite ? Comment le cumul emploi-chômage s'inscrit-il dans leur parcours ? Chercheures au Centre d'études de l'emploi et du travail - CEET, Sabina Issehnane et Leila Oumeddour ont activement participé aux recherches pluridisciplinaires menées en réponse à l'appel à projets lancé en 2013 par Pôle emploi pour y voir plus clair. Elles nous livrent ici leurs principaux résultats
Dans un article paru dans L'Expansion en septembre dernier, Stéphanie Benz se base sur une étude réalisée par PrimeView (cabinet de recherches économiques et financières) pour révéler les vrais chiffres du "mal-emploi" en Europe. Metis vous en propose quelques infographies
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