Choisir son parcours professionnel ?

Le 21 novembre 2019, au CNAM, l’AFDET (Association française pour le Développement de l’enseignement Technique) a organisé un colloque original autour de la notion de « parcours ». Chose relativement rare, il s’agissait de réfléchir à la fois sur la formation professionnelle initiale et sur la formation professionnelle continue. Le monde de l’Education nationale et le monde du Travail ensemble et en discussion. La réforme Blanquer de la voie professionnelle et la réforme Pénicaud de l’apprentissage et de la formation continue. Jean-Marie Luttringer y a fait un exposé d’ouverture et Danielle Kaisergruber en a tiré des éléments de conclusion. D’où ces deux articles écrits en écho.

Liberté de choisir son avenir professionnel : le choix des mots

Je ne suis pas expert en communication politique et il se trouvera sans doute un membre de cette « profession » pour expliquer qu’on ne réforme pas sans afficher de grandes ambitions et que pour occuper une parcelle de l’espace médiatique, il faut frapper fort. Le président en exercice des Etats-Unis d’Amérique a mis la barre très haut, mais en Europe aussi des propos modérés présentant des mesures modestes risquent de passer inaperçus. Ce qui à défaut de nuire à l’efficacité de ces mesures serait sans doute préjudiciable à la réputation de réformateur de leurs auteurs. Du point de vue de cette « nécessaire emphase », la « Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est tout de même un cas d’école.  

Par |2020-01-20T12:24:52+01:0018 janvier 2020|Mots-clés : , , , , , |

Des leçons à retenir pour le CPF et son « appli »

A l’heure où l’application CPF entame sa période de rodage, un rapport de l’OCDE consacré aux comptes individuels de formation « Individual Learning Accounts (ILAs); Panacea or Pandora’s box? » arrive à point nommé. D’autant que ce rapport concentre ses analyses principalement sur six dispositifs mis en œuvre dans un passé plus ou moins récent parmi lesquels figure en bonne place le CPF dans sa version lancée en 2015, à côté de mécanismes provenant d’Autriche (Haute-Autriche), d’Italie (Toscane), d’Ecosse, des États-Unis (Michigan et Washington), et de Singapour.

Par |2020-01-06T17:43:50+01:006 janvier 2020|Mots-clés : , , , |

Les inégalités de destin…

En utilisant l'expression « Revenu universel d'activité » pour qualifier ce qui sera une allocation unique regroupant plusieurs « social benefits », Emmanuel Macron et Agnès Busyn ont remis en lumière les questions du lien entre revenu et travail.

Halo du chômage ou halo du travail ?

« Si vous n'avez pas d'emploi, créez-le ! » Peu importe comment la formule de Raymond Barre a été accueillie en 1979, elle est aujourd'hui devenue d'une banalité confondante : tous les actifs - qu'ils soient en travail ou non - y sont incités par une institution ou l'autre. Jusqu'à l'entreprise qui invite ses salariés à développer leur clientèle interne. Les chômeurs, quant à eux, ont bien compris le message. Au point qu'on ne comprend pas comment les statistiques peuvent rester à des niveaux aussi élevés

Les MIFE : maisons de l’ « empowerment »

Au moment où l'orientation à distance commence à prendre ses marques, Agnès Berjon - directrice de la MIFE de Savoie et secrétaire générale d'InterMife - nous fait part de la place bien spécifique de ces Maisons de l'Information et l'Emploi dans le paysage français de l'accompagnement, au travers du CEP et du rôle central des conseillers, vers l'empowerment pour tous

Éducation : la France, mauvaise élève de l’UE ?

Comme chaque année depuis 4 ans, la Commission européenne a publié en septembre 2015 sous le titre « Education and Training Monitor 2015 » son analyse de la mise en oeuvre de la politique européenne de l'éducation et les recommandations formulées à l'égard de chacun des pays. C'est un véritable panorama des systèmes et des politiques d'éducation et de formation en Europe en 2015. En voici les principales conclusions