De l’influence du contrat de travail sur la relation managériale

Vu d'aujourd'hui, il est tentant de lister les conditions qui permettaient à la relation entre manager et managé (e) de s'installer et de si bien fonctionner qu'elle continue à être pensée comme un modèle qu'il s'agirait de retrouver. Mais l'évolution des organisations rebat les cartes. La gestion de plus en plus économique de la main d'œuvre, avec ce qu'elle suppose de flexibilité, de précarité et d'agilité, se produit souvent au détriment du développement de relations managériales dignes de ce nom.

Jobs Act italien, a-t-on crié victoire trop tôt ?

A la suite d'une manœuvre politique réussie, Matteo Renzi, alors secrétaire du parti démocrate, est choisi en février 2014, par le président de la République Giorgio Napolitano pour succéder à Enrico Letta au poste de Président du conseil des ministres, et devient ainsi le plus jeune « Premier ministre » de l'histoire du pays. Un an plus tard, en mars 2015, la « vague réformiste » déferle sur l'Italie avec, entre autres remous, le Jobs Act. C'est sur cette libéralisation du marché du travail italien que nous revenons aujourd'hui.

Bienvenue dans l’ère de l’entrepreneur de soi

Le numérique bouleverse les règles du jeu, le travail indépendant semble prendre de plus en plus de place, le CDI n'est plus l'unique norme. Enfin, on le sait, les situations de travail évoluent. Mais comment appréhender ces mutations ? Quel est l'avenir du travail ? Doit-on s'en inquiéter ? Pour répondre à ces questions, Danielle Kaisergruber et Eva Quéméré s'entretiennent avec Tristan d'Avezac de Moran, auteur du rapport Penser l'emploi autrement écrit pour le compte du Lab‘Ho du Groupe Adecco, membre de la Rédaction de Metis

La zone grise du sous-emploi

Une étude de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes (Insee Analyses n° 27 - octobre 2016) met l'accent sur les situations de sous-emploi qui se développent à la frontière du chômage et de l'emploi « stable ». Cette zone recouvre ce qu'on appelle le halo autour du chômage (les inactifs qui souhaitent occuper un emploi sans répondre à tous les critères du Bureau International du Travail pour être recensés comme chômeurs) et le sous-emploi (les personnes qui travaillent moins qu'elles ne le souhaitent). Paul Santelmann, directeur de la veille « emploi & qualifications » à l'Afpa nous parle de cette zone grise dans cette chronique reproduite avec son accord :

Et si on faisait confiance aux jeunes

« La France n'aime pas ses jeunes », c'était le titre d'un dossier d'Enjeux Les Echos en février 2011. Lors de la campagne pour les élections présidentielles, François Hollande avait fait de la jeunesse une priorité, c'était une bonne idée. Mais pas de l'avoir ensuite un peu oublié. En tout cas de ne pas avoir suffisamment distingué l'essentiel de l'accessoire

CDI intérimaire : un oxymore entre dans le droit du travail

Portée par le patronat de l'intérim, l'idée était dans l'air depuis 2008 ; mais c'est un accord de juillet 2013 qui a fait entrer le CDI intérimaire (CDITT) dans le droit positif, dans la foulée de l'Accord sur la sécurisation de l'emploi de la même année. « Cheval de Troie » ou « Flexibilité acceptable » ? Paradoxale, cette nouveauté n'a pas fait, l'unanimité parmi les négociateurs; et elle peine à décoller, avec à ce jour moins de 3 000 contrats signés pour 20 000 attendus sur trois ans.

Pour une diversification heureuse des contrats de travail

Toutes les formes possibles de contrats dans le travail co-existent en France, aussi bien qu'ailleurs. Les différences par rapport à d'autres pays ne sont pas aussi importantes que pourraient le laisser croire les critiques des rigidités du droit social français. Cette diversification des contrats a donné lieu au fil du temps à l'émergence d'un système cohérent marqué, pour certains, par l'accroissement de la précarité. La question qui se pose alors est de savoir comment « faire avec » ou dépasser cette précarité.

Par |2018-12-17T10:17:15+01:0022 novembre 2015|Mots-clés : , , , , , |

Les emplois atypiques ne sont plus ce qu’ils étaient 

CDD, temps partiel, intérim mais aussi et de plus en plus stages, entrepreneuriat, portage salarial: les formes de l'emploi atypique ne cessent de se diversifier. Mais si certaines prospèrent, d'autres stagnent ou restent marginales. Christophe Everaere, professeur de sciences économiques à l'IAE Université de Lyon 3, revient pour Metis sur la notion d'emploi atypique et interroge les nouvelles sécurités du salariat contemporain.

Travail : ce que veut la génération des baby losers

François Hollande avait en France placé son quinquennat sous le signe d'un nouveau contrat avec la jeunesse. Où en est-on ? Faut-il à l'instar des classes politiques française et européennes être obnubilé par l'emploi des jeunes ? Oui mais..non ! Car continuer à dire « Emploi, emploi, emploi » conduit d'une part à des politiques coûteuses et à des résultats peu probants. Et empêche d'autre part de s'interroger sur la manière dont les générations montantes conçoivent leurs rapports au travail. Comment le voient-elles ? Comment font-elles ? De quels nouveaux modèles rêvent-elles ? Que faudrait changer pour leur permettre demain une insertion professionnelle et sociale réussie ? Tentons ici de résumer la manière dont elles voient les choses.

Jobs act : une flexicurité à l’italienne ?

Les réformes du travail engagées par le Gouvernement Renzi affectent profondément la réglementation du marché du travail et vont entraîner selon toute probabilité une mutation des équilibres qui depuis la fin de la guerre ont constitué la base du « pacte social » qui a porté l'Etat du « welfare ». Andrea Serra de la rédaction du site Utoya décrypte pour Metis les changements apportés par la toute récente loi Renzi dite « Jobs act ».

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