Réforme de l’assurance chômage : la tentation de l’universalité

À l'heure du débat sur la réforme de l'assurance chômage en France, il ne semble pas inutile de procéder à une comparaison des systèmes aujourd'hui en place en Europe. La tâche est ardue, car le degré de « générosité » de l'assurance chômage, qualificatif souvent employé pour caractériser tel ou tel autre système, recouvre une multitude de dimensions : montant, durée, dégressivité, plafond, conditions d'éligibilité, critères de sanctions en cas de refus d'offre, pour ne citer que les principales.

Par |2019-03-11T00:00:00+02:0011 mars 2019|Mots-clés : , , , , , , |

Réforme de la santé au travail : ne pas oublier les fondamentaux

Le rapport Santé au travail : Vers un système simplifié pour une prévention renforcée a été remis fin août au gouvernement français. Il a été rédigé par Charlotte Lecocq (députée LREM du Nord), Bruno Dupuis (consultant en management) et Henri Forest (ancien médecin du travail et ex-secrétaire confédéral de la CFDT). Il faut « fortement réorganiser le système dans son ensemble », disent les trois auteurs. Leurs propositions visent la simplification des obligations et démarches pour les entreprises et la fusion de l'INRS, de l'ANACT et de la CARSAT en une seule agence. Michel Weill, ancien directeur adjoint de l'ANACT, réagit. Metis publiera d'autres analyses de ce rapport.

Le big bang de la formation vu d’Europe

Les annonces de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle continue (FPC) ont eu un grand retentissement. De fait, la transformation du Compte personnel de formation (CPF) en un compte en euros plutôt qu'en heures, la collecte des fonds de la FPC par les URSSAF, la transformation des OPCA en Opérateurs de compétences avec des missions mieux ciblées auprès des PME/TPE, la création d'une agence nationale France Compétences notamment chargée de l'assurance qualité et enfin le renforcement des organismes d'orientation/conseil en évolution professionnelle sont des changements considérables. Et il semble intéressant de les confronter aux réformes entreprises dans d'autres pays européens.

Former pour et par le travail : passer aux actes !

Depuis 2014 le CESER Rhône-Alpes, puis Auvergne-Rhône-Alpes, a exploré les différentes facettes de la relation formation-travail à travers des contributions sur l'alternance, la formation des demandeurs d'emploi et des actifs occupés, en particulier les plus fragilisés. À la fin de sa mandature et à l'aube d'une nième réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, il a souhaité soumettre au débat ses contributions. Il l'a fait en partenariat avec l'AGEFOS-PME Auvergne-Rhône-Alpes, riche d'expériences concrètes, lors d'un colloque le 19 décembre dernier à Lyon.

Le grand chantier de la formation

On nous le dit sur tous les tons : l'avenir c'est les compétences, l'augmentation des compétences de tous et de tout un chacun. Certes, la France se caractérise par une forte proportion d'adultes ayant de faibles compétences en « littéracie et numéracie », comme on dit maintenant. Certes, les diplômés sont davantage protégés du chômage que ceux qui ne le sont pas. Et dès que les affaires reprennent, de nombreuses entreprises ne trouvent pas les compétences qu'elles recherchent. Et les compétences transversales (soft skills) prennent une place de plus en plus importante, en particulier les compétences numériques.

Par |2019-05-29T19:06:42+02:004 mars 2018|Mots-clés : , , , , , , |

Quand le langage nous travaille : de la langue de bois à la langue de coton

Cela fait bientôt quatre siècles, depuis l'an 1625 exactement, que nos gouvernants et chefs d'entreprise nous échauffent ou nous refroidissent avec la réforme. Mais cela va beaucoup mieux depuis que j'ai appris, grâce à l'opuscule de Pierre Jullien, que ce mot signifie « le rétablissement de l'ancienne discipline dans une maison religieuse ». Comme par ailleurs, il m'indique que le verbe « réformer », dérivé du latin reformare, signifiait au XIIe siècle « rendre à sa première forme », « ramener à sa forme primitive », je comprends mieux qu'à force de « réformer » le Code du travail, on va finir par rétablir les rapports sociaux dans l'état où ils étaient avant l'invention du bienheureux salariat.

Formation : Quelle réforme ?

Tout est aujourd'hui sur la table : la conception même de la « formation », la philosophie personnaliste comme base d'une individualisation des responsabilités, le rôle des acteurs (État, partenaires sociaux, Régions, entreprises et personnes), la rationalisation du « système ». Jean-Marie Luttringer, juriste et spécialiste du sujet, apporte ses réflexions :

Ordonnances Travail : la fusion des IRP est une réforme progressiste

J'ai conscience du caractère provocateur du titre de cet article, alors que beaucoup envisagent le pire à la suite de la publication des ordonnances Travail, concernant la fusion des instances (DP, CHSCT et CE). Je crois au contraire que cette fusion au sein d'une instance unique, le « comité social et économique » (CSE) constitue une réforme progressiste, une nouvelle solution mutuellement gagnante pour les salariés, pour leurs représentants et pour les entreprises.

Par |2019-04-30T13:50:27+02:0011 novembre 2017|Mots-clés : , , , , , , , , , , |

Repenser la formation, repenser le travail

Alors qu'une nouvelle réforme de la formation professionnelle est annoncée, l'AFPA, le CNAM et la revue Éducation permanente organisaient le 14 septembre une journée d'étude « Analyses du travail et intentions formatives ». Car la formation se pense. Car les stages et les bancs de l'école ne font pas tout. Car on peut apprendre, mais aussi désapprendre en situation de travail. Car les entreprises doivent faire confiance en l'expertise de leurs salariés. Jean-Marie Bergère a assisté à cette journée et y retourne dans ce papier pour les lecteurs de Metis.

Jobs Act italien, a-t-on crié victoire trop tôt ?

A la suite d'une manœuvre politique réussie, Matteo Renzi, alors secrétaire du parti démocrate, est choisi en février 2014, par le président de la République Giorgio Napolitano pour succéder à Enrico Letta au poste de Président du conseil des ministres, et devient ainsi le plus jeune « Premier ministre » de l'histoire du pays. Un an plus tard, en mars 2015, la « vague réformiste » déferle sur l'Italie avec, entre autres remous, le Jobs Act. C'est sur cette libéralisation du marché du travail italien que nous revenons aujourd'hui.

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