La raison d’être : un objet managérial disruptif

« Si une entreprise demain veut être profitable, reconnue par nos concitoyens, la raison d'être va devenir un passage obligé, pour mobiliser les salariés, les fournisseurs, les clients, les actionnaires autour d'un objectif commun ». Voici ce qu'a répondu Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances à une question sur les conclusions du rapport sur l'entreprise et l'intérêt collectif, remis au gouvernement par Nicole Notat et Jean-Dominique Senard.

Élargissement de l’objet social de l’entreprise : ce que nous apprennent les États-Unis

La Loi PACTE n'est pas encore adoptée, mais le débat sur la nature de l'entreprise et les formes de sa gouvernance se poursuit. Cet article publié sur le site The Conversation l'élargit aux enseignements de certaines réformes américaines.

Par |2019-05-02T14:00:15+01:003 septembre 2018|Mots-clés : , , , , , , , |

La CFDT : le syndicalisme aujourd’hui

Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT depuis le Congrès qui s'est tenu à Rennes début juin de cette année, a reçu Metis pour un entretien dense et amical. Jean-Marie Bergère a recueilli ses propos en juillet et nous les reprenons en introduction d'une rentrée 2018 qui est aussi, et fortement, sociale.

Et vous, vous travaillez où ?

La question peut s'entendre : dans quel lieu est-ce que vous travaillez ? On a un peu vite fait de penser qu'il y a longtemps tout le monde, ou presque, travaillait dans une usine, plus ou moins grande. Puis on s'est mis à penser que tout le monde travaillait dans des bureaux, petits ou grands, quelque part dans des tours très hautes dans les quartiers d'affaires. La réalité des lieux de travail est beaucoup plus diverse !

Loi PACTE : une urgence, clarifier la responsabilité des parties prenantes

La probable modification de l'article 1833 du Code civil par la loi PACTE satisfera sans doute tout le monde. Si l'article stipule aujourd'hui que « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l'intérêt commun des associés », la nouvelle rédaction introduira vraisemblablement la prise en compte de l'intérêt plus large des parties prenantes, au-delà de celui des associés. La principale difficulté consistera toutefois à trouver une formule équilibrée, à la fois suffisamment ouverte pour prévenir la multiplication des risques juridiques, et suffisamment précise pour constituer un progrès, au moins symbolique, sur la dimension « sociétale » de l'entreprise.