Innovations managériales : les désirs sont désordre

Les cadres ont fort à faire pour favoriser l'avènement du management de demain. Sur ce plan, la promesse de la modernité est partout, dans les livres, les colloques et les injonctions des dirigeants : un management plus respectueux des individualités, de la créativité, de la capacité d'initiative, de la volonté d'implication des collaborateurs. Qu'on se le dise : les innovations managériales, lean management, innovation participative, management agile et autres « entreprises libérées » allaient bien vite aplatir ou latéraliser les pyramides hiérarchiques et renforcer les marges de manœuvre des opérateurs et des collaborateurs. Pourtant, les pesanteurs du réel subsistent et avec elles, les organisations du travail, qui en France, restent engoncées dans un taylorisme dépassé.

Et vous, vous travaillez où ?

La question peut s'entendre : dans quel lieu est-ce que vous travaillez ? On a un peu vite fait de penser qu'il y a longtemps tout le monde, ou presque, travaillait dans une usine, plus ou moins grande. Puis on s'est mis à penser que tout le monde travaillait dans des bureaux, petits ou grands, quelque part dans des tours très hautes dans les quartiers d'affaires. La réalité des lieux de travail est beaucoup plus diverse !

L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 2)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. A ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, dont nous reproduisons ci-dessous la deuxième partie.

L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 1)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. À ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, que nous reproduisons ici.

Le « pouvoir d’agir » des salariés à l’épreuve de la rationalité des entreprises

Là où la problématique des RPS (Risques Psycho-Sociaux) n'est considérée qu'à raison légale et où les démarches effectuées pour améliorer la QVT portent sur l'environnement de travail et l'idée d'être « bien dans sa tête, bien dans ses baskets », les notions de contenu, d'organisation et de conditions de réalisation du travail ne sont pas questionnées. Jean-Louis Pépin, sociologue et consultant (IDée Consultants) donne un éclairage sur le « pouvoir d'agir » des salariés, ou plutôt sur la frilosité qu'ont les entreprises à le leur accorder

Quand l’entreprise libérée influence les logiques de formation

Le changement de paradigme du travail que semble porter le mouvement de l'entreprise dite « libérée » ne peut qu'influencer celui de la formation. Ne serait-ce que parce que cette dernière est par définition la modalité de reproduction des rapports sociaux et notamment des rapports au travail. En quoi l'entreprise libérée questionne-t-elle la formation ? Quelles innovations pédagogiques porte ce changement de paradigme ? Comment comprendre ce changement en cours ? Denis Bismuth répond à ces questions dans cet article paru en mars 2017 sur le site Meta Vision

QVT et collectifs « heureux » : le rôle du manager

La QVT qu'est ce que c'est ? Qu'est-ce qui pousse les dirigeants à s'en emparer ? Et pourquoi ne pas aller vers l'entreprise libérée ? Les collectifs sont-ils morts ? Dans un entretien croisé, une conversation entre Yves Grasset, sociologue du travail et auteur de Nourrir le collectif - sortir de l'individualisation pour sauver le travail et Martin Richer spécialiste de la Responsabilité Sociale des Entreprises et co-auteur du rapport Qualité de vie au travail : un levier de compétitivité, ces questions vont trouver réponse... et le manager sa juste place

L’entreprise libérée… de ses engagements ?

Notre dernier dossier l'a montré : comme d'autres vogues managériales, l'« entreprise libérée » est aussi riche de promesses que de dérives ou de faux-semblants. Prise à la lettre, elle ouvre une perspective séduisante, qui aide à penser l'après-taylorisme en tenant les deux bouts : performance et bien-être au travail. Attention pourtant.

Management : le W

« L'entreprise libérée » est-elle la réponse aux nombreux problèmes de choix d'organisation et de management ? David Askienazy et Antoine des Mazery, deux consultants résolument attachés au travail concret apportent leur réponse. Comment articuler la prise des décisions et leur mise en oeuvre, qui doit faire quoi ?

Ce n’est pas l’entreprise qu’il faut libérer ; c’est le travail

L'« Entreprise Libérée » se donne pour objectifs d'aplatir ou de latéraliser les pyramides hiérarchiques et de donner davantage de marges de manœuvre aux opérateurs et aux collaborateurs. L'intention me semble bonne, surtout dans un pays comme la France, dont la relation de travail est encore trop imprégnée de taylorisme, de hiérarchie et d'obéissance. Mais en revanche, plusieurs des moyens préconisés par l'« Entreprise Libérée » (ou certains de ses zélotes) sont dangereux. Car ce n'est pas l'entreprise qu'il faut libérer ; c'est le travail.

Par |2018-12-17T10:17:21+02:0018 janvier 2016|Mots-clés : , , , , , , |
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