Les articles de Pierre Maréchal

Un parcours professionnel varié dans des centres d’études et de recherche (CREDOC, CEREQ), dans des administrations publiques et privées (Délégation à l’emploi et Chambre de commerce et d’industrie), DRH dans des groupes (BSN, LVMH, SEMA), et dans le conseil (BBC et Pima ECR), cela à partir d’une formation initiale d’ingénieur X66, d’économiste-statisticien ENSAE et d’une formation en gestion IFG. Une activité associative diverse : membre de l’associations des anciens auditeurs de l’INTEFP, ex- président d’une grosse association intermédiaire à Reims, actif pendant de nombreuses années à FONDACT (intéressé par l’actionnariat salarié), actuellement retraité engagé dans les questions de logement et de précarité d’une part comme administrateur d’Habitat et Humanisme IdF et comme animateur de l’Observatoire de la précarité et du mal-logement des Hauts-de-Seine. Toujours très intéressé par les questions d’emploi et du travail.

Quand innovation rime avec stock-options et participation

L'innovation semble une des voies pour relancer la croissance et pour se dépêtrer du carcan des dettes et des tentations protectionnistes. Les appels au renouvellement du tissu des entreprises se multiplient. Les start-ups qui reposent sur l'économie de la connaissance et la coopération inventive de « travailleurs du savoir » appellent une combinaison particulière du capital et du travail. Pierre Maréchal en avait analysé les ressorts pour Metis dans un article de 2012, repris ici.

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 2)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment. Voici la seconde partie d'un papier publié le 4 septembre dernier.

Critique des banques… par un banquier

Errare humanum est, perseverare diabolicum. La pensée dogmatique conduit à des situations de crise, l'ignorer est pire encore. Lord Adair Turner est un des grands prêtres de la finance anglaise et mondiale. Il a publié Reprendre Le contrôle de la dette - Pour une réforme radicale du système financier.« Je croyais comprendre les risques du système financier, mais, sur certains points, je me trompais ». La crise de 2008 et ses suites ont été son chemin de Damas.Il a publié en 2015 ce livre sous le titre Between debt and the devil : Money, Credit and Fixing Global Finance après deux ans de recherches menées dans la cadre de l'Institute for New Economic Thinking. Il a pu approfondir son analyse et apporter des éléments puissants pour combattre les idées mainstrean car dit-il « les idées comptent. Elles influencent considérablement les postulats sur lesquels les décideurs s'appuient pour faire des choix concrets de politique économique ».

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 1)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment.Deux grands courants, l'un issu d'une frange marginale du patronat, l'autre porté par des ouvriers de métier ont développé cette thématique. Le premier vise à transformer les salariés en actionnaires, le second à remplacer la notion d'action par celle de coopération. Nous en avons un aperçu détaillé dans une thèse de Jean Granier parue en 1910 chez Sirey, « Les actions de travail ». Dans ce premier article, Pierre Maréchal présente deux exemples d'actionnariat salarié et en tire des leçons.

Des footballeurs au travail

Les footballeurs jouent. C'est leur passion. Ils jouent quand ils sont amateurs, ils jouent quand ils sont professionnels. Ces derniers peuvent gagner beaucoup d'argent ou peu ; ils sont salariés. Mais travaillent-ils ? Pour répondre à cette question, Frédéric Rasera, sociologue et enseignant à l'université de Lyon2, s'est plongé pendant près de quatre ans dans la vie d'un club professionnel et nous livre une étude ethnographique sur le travail des footballeurs professionnels. Un drôle de marché du travail et de bien curieuses « conditions de travail » !

Minsky : « L’Etat employeur en dernier ressort »

Face à une pensée dominante, doxa qui paralyse les esprits et les pousse à la résignation, nous avons besoin de quelques bons points de repère. Le pavé - plus de 700 pages - de Hyman P. Minsky Stabiliser une économie instable vient d'être traduit ; il en apporte quelques-uns. Et débouche sur une surprenante question : et si l'Etat se devait d'être « employeur en dernier ressort » ?

Les JECO, des débats économiques pour tous

Fondées en 2008, les Journées de l'Economie, autrement dit les JECO, sont devenues un rendez-vous lyonnais de dimension nationale. Toutes les forces vives de la région se sont unies pour organiser, chaque année, un grand rendez-vous de trois jours, début novembre, ouvert à tous pour traiter des sujets économiques de l'heure. C'est l'économie pour tous, la démocratisation de l'analyse économique.En général il y a un thème dominant, cette année : « La grande mise à jour »

Par |2019-06-17T17:24:37+02:0028 novembre 2016|Mots-clés : , , , , , , , , |

Représentations du travail dans l’art contemporain : de l’exaltation à l’invisibilité

On ne peut que souscrire au jugement de Barbara Polla qui dit « être frappée par l'invisibilité du travail dans l'art vivant ». Mais invisibilité n'est pas absence : le thème du travail affleure toujours dans quelques œuvres rencontrées au fil des expositions. Le traitement de ce thème par quelques artistes est le reflet de chaque époque, il témoigne des rapports du travail à la société. Retour sur un article de Pierre Maréchal paru en janvier 2015.

Brave new work !

A propos du Working Paper " Les impacts sociaux de la digitalisation de l'économie " de Christophe Degryse. Un Working Paper est, certes, fait pour exposer des connaissances et des résultats, mais c'est aussi le moyen pour la pensée de cheminer : celle de l'auteur qui peut ouvrir des voies nouvelles mais aussi celle du lecteur qui, confronté au texte, construit son propre cheminement. Les travaux sur l'impact de l'économie digitale sont nombreux (et Metis en parle souvent : voir article ETUI) mais quelque chose du texte pousse à en faire une lecture subjective.

Que devient le travail dans l’économie digitale ?

Le document de travail de Patricia Vendramin et Gérard Valenduc à l'origine de cet article est publié par l'Institut syndical européen (European Trade Unions Institute), un centre de recherche et de formation de la Confédération Européenne des syndicats (CES). L'Institut a demandé à deux professeurs-chercheurs de faire le point sur l'impact des technologies digitales sur le travail

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