Le vent souffle et les branches professionnelles s’agitent, non seulement parce que le législateur a modifié au fil du temps leur importance au regard des prérogatives des entreprises qui ont davantage la main, mais surtout parce que les restructurations en cours constituent un changement profond dans le paysage des relations sociales. Philippe Denimal, sociologue du travail-consultant, décrit le chantier mené avec fermeté et « tact » par le ministère du Travail.
Par rapport à 2009, année où la crise financière internationale s’est traduite dans notre économie, la boîte à outils de la négociation sociale s’est considérablement diversifiée par la création de nouveaux dispositifs juridiques et économiques. Panorama des leviers mobilisables et des conditions de succès par Christian Pellet, directeur du Cabinet Sextant.
Notre enquête en ligne d’avril à juin avait montré un vrai enthousiasme pour le télétravail, des managers comme des collaborateurs. C’était « La Révolution du travail à distance ». Le retour au travail, puis le retour au télétravail ou au mélange des deux avec le reconfinement ont rendu les perceptions plus contradictoires et nuancées. Non sans une certaine déception et quelques espoirs. Bilan.
Le temps de travail est depuis le milieu du XIXe siècle l’objet de régulations structurées par une succession d’enjeux : dégager du temps pour vivre, amélioration des conditions de travail, flexibilité productive, emploi… Ces régulations ont pris pour point d’application des séquences temporelles de plus en plus larges : journée, semaine, année. Aujourd’hui, les mutations du travail ont mis sur l’agenda l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment à travers le socle européen des droits sociaux et incitent à envisager une régulation du temps de travail sur l’ensemble du cours de la vie.
Le contraste est frappant en France entre l’appel récurrent à un effort massif de (re) qualification des actifs, dont la nécessité fait depuis de longues années l’objet d’un large consensus, et la réalité persistante d’un système de formation professionnelle continue (FPC) dispensant très majoritairement des actions courtes d’adaptation au bénéfice des salariés en place. Pour l’essentiel, la formation différée reste à construire. Pourtant, de plus en plus de jeunes la mettent déjà en pratique, avec les moyens du bord.
Qu’est-ce que l’Europe ? Depuis le début de la crise sanitaire et face à la crise économique, on la sent « agissante ». Ceux qui s’y opposaient fortement (extrême-droite et très à gauche) sont devenus beaucoup plus modérés dans leurs critiques. Il est intéressant d’essayer de comprendre et qualifier la « construction européenne », processus en partie conscient et en partie ignorant de lui-même.
Le recours à « l’activité partielle » ou « chômage partiel » en avril et mai de cette année a été sans précédent et décisif. Le nombre de salariés concernés a été dix fois plus élevé que pendant la crise économique en 2008/2009. Remède miracle ? Nicola Düll a fait pour la Commission européenne un survey des mesures prises par les différents pays européens PES measures and activities responding to Covid-19. Survey-based study. Elle en fait une synthèse pour Metis.
« On a réalisé grâce à la crise que c’était possible, concevable, et que cela pouvait très vite faire partie de notre quotidien ». C’est la conclusion d’une interview de Serge Paugam dans le n°2 de « azerty », une publication de Google France. Cela ne l’empêche pas d’émettre des réserves « les ressources du numérique ne remplaceront jamais totalement les relations interpersonnelles ». Qu’en est-il ? Que voulons-nous ?
La crise sanitaire nous fait entrer progressivement dans un nouveau paradigme, l’hyper-fragmentation du travail. Entendons-nous bien, la fragmentation du travail n’est pas un phénomène nouveau. Dans son ouvrage majeur Le Travail en miette, le sociologue Georges Friedman pointait déjà dans les années 1950, les effets délétères de l’atomisation des tâches jusqu’au geste unique, qui augmente la fatigue et les risques de troubles psychologiques. Mais ce qui a fait l’histoire de la société française, c’est l’intégration par le travail, qui a permis de construire un socle solide de protection sociale et de procurer des points de repères partagés entre ce que les observateurs d’hier appelaient les classes sociales et ceux d’aujourd’hui les catégories socio-professionnelles.
L'idée de revenu universel renvoie le plus souvent à des politiques globales menées au niveau d'un Etat, voire à des propositions concernant l'Europe toute entière. Mais on voit que c'est aussi avec des acteurs locaux et des territoires que des propositions voisines peuvent être expérimentées. C'est notamment le cas sur le territoire de l'intercommunalité Plaine Commune en Seine-Saint-Denis : Jean-Marie Bergère s'en est entretenu ave le philosophe Bernard Stiegler puis avec le chef d'entreprise Francis Dubrac, le Président de Plaine Commune Promotion
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