Que sont devenus les financiers de la City qui partaient avec leurs cartons sous le bras après avoir appris leur licenciement par email ? Un sur deux n'est jamais revenu. Pourtant, les Britanniques croient toujours à la finance et à la main invisible
Très fière de son taux de croissance positif, la Pologne se berce-t-elle d'illusions quant à sa gestion de la crise ? Dans les faits, les salaires ont parfois été amputés de 40% et l'accord national sur l'emploi de mars 2009 a été malmené. L'Etat fait le minimum syndical
Usagers désabusés, agents sous pression, systèmes informatiques défaillants, managers déboussolés, radiations abusives... C'est le portrait sans concession de Pôle emploi dressé par Gaël Guiselin, pseudonyme d'un conseiller de l'opérateur.
Avec la crise, la Franche Comté, première région industrielle de France, a bénéficié de la mobilisation de tous les acteurs et ressources existantes pour préserver son potentiel de main d'œuvre et de compétences. Entretien avec Christian Valenza, directeur de l'AFPA Franche Comté
Que se passe-t-il chez les managers ? Un grand malaise ? Un métier étouffé par la gestion ? Une vision de l'entreprise réduite au seul marché ? Pour les Suédois, la notion de management serait presque dépassée ! En Europe de l'Est, les managers ne font pas confiance à d'autres qu'à eux-mêmes et sont plutôt optimistes ! Alors que la France accuse - à l'exception très notable des petites entreprises - une vraie rupture de la confiance entre les salariés et leurs dirigeants. S'agit-il d'un mal français ? Faut-il envisager le management autrement ?
Après avoir étudié cinq grandes crises financières (Big Five) : Espagne (1977), Norvège (1987), Finlande et Suède (1991) et Japon (1992), deux chercheurs américains Carmen M. Reinhart (University of Maryland) et Kenneth S. Rogoff (Harvard), donnent une estimation pointue de répercussions de la crise actuelle
Le management des entreprises en Suède est-il remis en cause par la crise ? Non, nous explique Ola Bergström, enseignant- chercheur à la Business School de l'université de Göteborg qui explique pourquoi la situation est toute autre
Quelque chose ne tourne plus rond dans le management à la française. S'agit-il donc d'un mal français ? Le comportement des dirigeants de très grandes entreprises et autres rémunérations est partout sévèrement critiqué. Mais de crise managériale, point. Pour les Suédois, la notion de management, qui s'apparente à du contrôle, à de la surveillance ou à toutes ces sortes de choses un peu antinomiques de la confiance, est dépassée ! Alors que la France accuse - à l'exception très notable des petites entreprises - une vraie rupture de la confiance entre les salariés et leurs dirigeants
La crise révèle et accélère encore le divorce entre nos représentations héritées du modèle de l'entreprise communautaire et une réalité de gestion qui leur tourne le dos. Confrontées à une concurrence multiforme et sans doctrine managériale renouvelée, les grandes organisations publiques comme privées sont tentées par la fuite en avant
À la fin des années 80, tout était joué, rien ne s'opposait plus à la nature de l'exercice du pouvoir qui fonde le management ultra-libéral. Les décideurs étaient déjà « décidés » par le système. Le cours de l'action en temps réel était déjà devenu l'indicateur maître de ce qui guidait la prise de décision. Dernier volet de la chronique d'Henri Vacquin sur 30 ans de dérives managériales
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