A Metis, nous aimons bien la phrase de Camus : « Mal nommer les choses rajoute au malheur du monde ». Claude-Emmanuel Triomphe a bien dû déjà la citer dans l'un de ses très nombreux éditos. Alors en un moment où beaucoup de choses sont dites, écrites, proférées (et il le faut), cette phrase a une grande actualité.
Comment mesurer la satisfaction au travail ? Dans quelle mesure nos collègues influent-ils sur notre perception du bonheur ? Pour répondre à ces questions, Metis s'est entretenu avec Claudia Senik, professeur à Paris-Sorbonne et auteur d'un livre sur l'économie du bonheur.
Un Président de la République qui veut « inverser la courbe du chômage », des montagnes de chiffres quotidiens qui prennent la température de la société : le pourcentage de gens qui dorment bien, les chiffres de la délinquance, le pourcentage de gens satisfaits de leur travail, le nombre cumulé de kilomètres d'embouteillages sur la région parisienne ou lyonnaise...Les chiffres rythment notre vie quotidienne et sont supposés nous apporter une bonne connaissance du monde dans lequel nous vivons.
Le livre rassemblé par Philippe Chazal « Témoignages de travailleurs aveugles » offre à la lecture environ 80 micro-récits de personnes aveugles de tous âges, de toutes conditions et travaillant dans de nombreux pays différents. Premier étonnement : l'incroyable variété des métiers exercés, parfois plusieurs dans une vie, et la diversité des parcours.
Une soirée avec des copains : on discute. Une question à la ronde : « Et toi tu payes tes impôts ? ». Eh oui tous mes copains payent leurs impôts, juste parce qu'ils sont salariés et qu'il n'y a guère de moyens de faire autrement. Tout est déclaré (maintenant, c'est même pré-rempli...), parfois quelques revenus d'épargne, voire le produit d'une location viennent s'ajouter, et un petit investissement écolo vient se déduire.
Le financement des syndicats en France est un sujet dont on parle beaucoup, mais sur lequel on sait finalement peu de choses. D'où viennent leurs ressources ? Pourquoi diminuent-elles et quelles sont les conséquences de cette évolution sur les relations entre organisations syndicales et employeurs ?
On entend toujours dire : « la Chine est l'usine du monde ». Certes, c'est l'industrie manufacturière qui a été le moteur de la prodigieuse croissance du pays qui en 2011 assure 16% de la production mondiale (pour 5% en 1995), fabriquant par exemple 36% des voitures produites dans le monde. Mais un voyage aujourd'hui à Shanghai et dans les provinces du Sud Ouest montre surtout la place extraordinaire prise par les infrastructures de transport et l'urbanisation.
Le livre de Robert Salais « Le viol d'Europe » est au cœur des débats (ou de l'absence de débats) sur l'Europe que veulent les citoyens. Il revient sur les conditions économiques, politiques, géostratégiques dans lesquelles est née l'idée d'Europe pour analyser comment ces conditions ont influé sur son histoire depuis 1945. Son sous-titre, « Enquête sur la disparition d'une idée » souligne que nous avons aujourd'hui le marché unique, la circulation des capitaux, une certaine circulation des personnes mais nous avons perdu en chemin l'idée, l'âme.
L'exemple récent de Dominique Bertinotti qui a rendu public le fait qu'elle avait continué d'exercer ses fonctions de ministre française de la famille durant les différents traitements suivis pour un cancer du sein m'a frappée. Elle n'en a rien dit à ces collègues et collaborateurs, à quelques exceptions près dont celle de François Hollande.
Le sous-titre attire immédiatement l'attention : « De Pierre Bourdieu à Carlos Ghosn ». Outre que le second pourrait difficilement passer pour un sociologue et ne doit pas nécessairement consacrer beaucoup de temps à la lecture (encore que durant les longs vols Paris-Tokyo ?), on se doute que c'est d'un changement complet de monde qu'il va s'agir. Comme une « autobiographie » d'un chercheur « au travail » en même temps qu'une tranche d'histoire de l'entreprise Renault : 1984-2005
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