Première économie européenne, l'Allemagne est naturellement le premier pays de destination des migrants. Tous les acteurs économiques et politiques entendent tirer partie de ces forces vives, dont la composition change progressivement. Depuis deux ans, le départ des Turcs vers leur pays d'origine dépasse le nombre d'arrivées (en forte croissance économique - 8,9% en 2010)
« En Suède, les débats politiques autour de l'immigration s'appuient sur des faits et non des peurs. Les syndicats sont d'accord pour accueillir de nouveaux arrivants, si nous sommes certains qu'ils seront traités comme des Suédois » affirme Samuel Engblom, juriste et syndicaliste au sein du TCO (la confédération des employés), où il est notamment responsable de la question des migrations professionnelles
En 2000, prenant conscience de l'impact du vieillissement démographique, les pays de l'Union Européenne ont ouvert leurs portes à l'immigration du travail avec des résultats plus ou moins satisfaisants
L'immigration est inscrite à l'agenda politique européen depuis 1994. La réponse est encore très timide et s'inspire moins des ruptures que des continuités : approche sécuritaire, dépendance à l'égard des opinions publiques, dénonciation du coût social de l'immigration
En Europe, le social passe aussi par les tuyaux professionnels de la normalisation. Les industriels ont conservé un quasi-monopole dans la normalisation, malgré une participation syndicale accrue depuis 20 ans
Les syndicats ne peuvent plus se permettre de jouer au chacun pour soi, il faut multiplier les actions syndicales concrètes et paneuropéennes, selon Frédéric Imbrecht qui est devenu le premier animateur de l'Activité Europe à la Confédération générale du travail (CGT) en 2010, à la suite d'un parcours professionnel et syndical au sein d'EDF - GDF. Entretien
Ils permettent aux salariés d'avoir accès à l'information sur les décisions stratégiques de leur entreprise. Selon l'Institut syndical européen, 953 comités d'entreprise européens étaient actifs en 2010, couvrant 17,3 millions de salariés. Irlandaise d'origine, Maureen Kearney est secrétaire du bureau du CE européen d'Areva depuis 7 ans. Allemand, Georg Leutert est secrétaire du bureau du CE européen de Ford Europe depuis 12 ans. Interview croisée
Faiblesse et désaffection syndicale, difficile articulation des niveaux national/européen. Liviu Apostoiu, vice-président de la confédération syndicale roumaine Cartel-Alfa, est aussi responsable de la question des comités d'entreprises européens
Bernadette Ségol nous reçoit à Bruxelles sous l'affiche « Together, we can », ancien mot d'ordre d'un congrès UNI Europa de 2007. Bien avant la campagne de Barack Obama rythmé par le fameux « yes, we can » ! L'actuel secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) John Monks devrait passer le relais à celle-ci à Athènes le 19 mai prochain
Dans la nouvelle gouvernance économique et sociale qui se profile, les partenaires sociaux doivent jouer un rôle crucial. Sont-ils prêts ? Philippe Pochet nous reçoit dans les bureaux de l'Institut syndical Européen (ETUI) à Bruxelles, qu'il dirige depuis 2008
Charger les articles suivants