2019-2049

2049 : trente ans nous en séparent. C'est beaucoup, et c'est peu à l'échelle du monde. Pourquoi cette date ? C'est celle fixée par le Président chinois pour un rendez-vous historique, déterminant, bien qu'un peu indéfini. La Chine sera devenue la première puissance mondiale bien avant. Ce sera pour le centième anniversaire de la Révolution chinoise, l'achèvement du programme « One belt, one road ». Les Européens ont retenu l'expression romantique et datée « Les nouvelles routes de la soie », mais en fait il s'agit de bien plus que de construire des voies ferrées, des tunnels et des ponts.

Par |2019-03-12T12:15:38+01:006 janvier 2019|Mots-clés : , , , , |

Robot-taxis vers la ville de demain

Le 19 mars dernier, une piétonne est décédée, renversée par une voiture autonome Uber en Arizona. C'est une première. L'entreprise a stoppé net son programme dans le pays et au Canada. C'est pourtant son cheval de bataille, notamment depuis sa fusion avec Otto, entreprise spécialisée dans le camion autonome. Que nous dessinent Uber et ses compères au travers des robot-taxis ? Patrick Pelata, l'ancien numéro 2 de Renault, a tenu une conférence au sujet des voitures autonomes le 15 mars à Sciences Po dans le cadre de l'IHEDAT (Institut des Hautes Etudes d'aménagement du territoire). Metis y a assisté.

Le travail d’innovation

Après L'Auto qui n'existait pas (1993), puis L'Épopée Logan, le dernier livre de Christophe Midler, Bernard Jullien et Yannick Lung « raconte » l'aventure indienne de Kwid, un petit SUV tout à fait séduisant qui ne coûte pas plus de 3000-4000 euros.

Le travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Le mathématicien Cédric Villani, désormais député de la République en marche, n'est pas avare de rapports. Après le tout récent rapport sur l'enseignent des maths, le voilà sur le point d'en sortir un autre sur l'intelligence artificielle. Si le sujet filtre bon son côté French Tech et « nouveau monde », il n'en est pas moins un vrai sujet où peuvent se mélanger les rêves et les fantasmes les plus débridés avec les craintes les plus angoissantes. Un monde de robots ou à tout le moins d'humanoïdes associés ! Le futur rapport devrait nous éclairer sur ce qui est en train de se passer en général, mais aussi et comme on s'en doute sur le choc de l'IA avec le travail et l'emploi.

En quoi le capitalisme des plateformes numériques est-il singulier ?

« Il est très possible que Uber ne soit plus là dans cinq ans ». Du moins, dans son fonctionnement actuel. Sauf à réduire le montant de sa commission et à augmenter le prix des courses, son business model n'est pas viable. Une entreprise, fût-elle une plateforme numérique, ne peut pas travailler en permanence à perte sans que les autorités de concurrence s'émeuvent des distorsions de concurrence que cela génère ni que les investisseurs s'inquiètent pour l'avenir de leurs capitaux. Uber ou pas, les plateformes numériques continueront d'exister. Il importe donc, au-delà du cas d'Uber qui polarise le débat en France, au-delà aussi de diverses affirmations - basculement d'une économie de la production vers une économie de la demande ou d'une économie de la propriété vers une économie du partage - et des débats sur le statut des travailleurs des plateformes, de comprendre ce qu'il y a de singulier dans l'économie des plateformes numériques. Nouvelle forme de capitalisme ou version extrême d'un « néolibéralisme mondialisé » ?

Internet et marché du travail : ça bouge, mais pas dans le sens attendu

À l'heure où les plates-formes numériques sont devenues le canal courant de tant de mises en relation, des taxis aux rencontres amoureuses en passant par l'échange de services, il paraît aller de soi qu'Internet a bouleversé aussi l'intermédiation sur le marché du travail. Socio-économiste spécialiste du champ, Yannick Fondeur montre que la réalité est plus compliquée.

Infographie : l’économie collaborative, quésaco ? 

Plus de 70% des Français la pratiquent, mais la majorité d'entre eux ne savent pas ce qu'elle implique. Entre mode de vie alternatif et bon sens économique, cette infographie - toujours très actuelle - explorait enoctobre 2014 les motivations et les diverses tendances évoquées par le terme "économie collaborative", ainsi que certaines de ses implications pour le monde du travail.

Plateformes : le savant couplage entre innovation et rente

Metis poursuit les réflexions sur l'économie numérique, les réalités du travail sur (ou à partir de) les platesformes numériques. Il ne s'agit pas seulement d'analyser comment les relations de travail changent, mais aussi de caractériser le modèle économique des plateformes. À l'heure où les entreprises du type Airbnb ou Uber semblent être les nouveaux maîtres du jeu en renversant les règles que l'on connaissait jusqu'alors, André Gauron, économiste, questionnait en octobre 2016 cette nouvelle forme de « tâcheronnat » : entre capitalisme, innovation et rente.

Quand les startups réinventent les relations de travail – retour sur une matinée au NUMA

Le 22 juin à 8h30 nous nous rendons au Numa. Ça flairait bon le café et les esprits en ébullition. Il faut dire que le Numa c'était une association, aujourd'hui une entreprise, une couveuse qui aide notamment les startups à se développer, mais c'est aussi un explorateur. Un explorateur du travail même. Dans le cadre de son cycle d'événements répondant au thème ambitieux Reinvent Work le Numa s'est associé au Lab Astrees pour se pencher sur le mythe (ou la réalité ?) de la réinvention des relations de travail par les Startups. Quels en sont les enjeux et les leviers ? Quelles pratiques émergent quand d'autres disparaissent ? Tout un programme

Les risques de l’intelligence artificielle

L'émergence d'une nouvelle technologie porte toujours l'espoir d'un monde meilleur. L'intelligence artificielle atteint un niveau de puissance qui fait supposer qu'à court terme elle va pouvoir remplacer l'intelligence humaine dans certains processus de décision et dans ses compétences de communication : ce que met en scène le système Watson d'IBM. Mais derrière cette opportunité bien tentante se profile le risque d'une perte d'engagement et d'éthique pour les acteurs. Denis Bismuth, fondateur du cabinet Métavision, s'interroge sur le mariage (contre nature ?) de l'intelligence artificielle et de l'agriculture : quand l'expertise cherche à remplacer l'expérience

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