Le big bang de la formation vu d’Europe

Les annonces de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle continue (FPC) ont eu un grand retentissement. De fait, la transformation du Compte personnel de formation (CPF) en un compte en euros plutôt qu'en heures, la collecte des fonds de la FPC par les URSSAF, la transformation des OPCA en Opérateurs de compétences avec des missions mieux ciblées auprès des PME/TPE, la création d'une agence nationale France Compétences notamment chargée de l'assurance qualité et enfin le renforcement des organismes d'orientation/conseil en évolution professionnelle sont des changements considérables. Et il semble intéressant de les confronter aux réformes entreprises dans d'autres pays européens.

Se former en milieu de travail en France et en Europe

A la veille d'une profonde réforme du système de formation professionnelle continue (FPC) en France, cet article en se basant sur un nouveau rapport du CEDEFOP, donne un éclairage européen sur la FPC et sur un sujet trop méconnu dans le pays : l'apprentissage en milieu de travail (AMT). L'Angleterre et l'Italie sont allées loin en ce sens tandis que le système français reste pris dans la conception de la formation comme « stage ».

Formation professionnelle : les performances françaises par rapport aux pays d’Europe

Grâce à un document publié récemment par le CEDEFOP, il est possible d'avoir une vue d'ensemble sur les performances des systèmes de formation professionnelle de tous les pays de l'Union européenne. Les trente-six indicateurs retenus permettent des comparaisons entre les pays. L'article esquisse un panorama de la France par rapport à la moyenne européenne, mais aussi par rapport aux pays les plus performants du point de vue du marché du travail. L'analyse révèle un certain nombre de faiblesses et de pistes d'amélioration, qu'il s'agisse de formation professionnelle ou continue. Basées sur des indicateurs purement quantitatifs ces révélations sont fragiles et appellent maintenant des travaux complémentaires et des recoupements avec les analyses des instituts tels que le CEREQ ou le CEET. Elles peuvent aussi stimuler les réflexions des candidats à la magistrature suprême