Le big bang de la formation vu d’Europe

Les annonces de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle continue (FPC) ont eu un grand retentissement. De fait, la transformation du Compte personnel de formation (CPF) en un compte en euros plutôt qu'en heures, la collecte des fonds de la FPC par les URSSAF, la transformation des OPCA en Opérateurs de compétences avec des missions mieux ciblées auprès des PME/TPE, la création d'une agence nationale France Compétences notamment chargée de l'assurance qualité et enfin le renforcement des organismes d'orientation/conseil en évolution professionnelle sont des changements considérables. Et il semble intéressant de les confronter aux réformes entreprises dans d'autres pays européens.

Formation : Delors-1971 vs Macron-2018

En présentant le « big bang » de la formation, la ministre du Travail a dit s'inscrire dans la continuité de la Loi fondatrice de la formation continue à la française. Est-ce justifié ?

Préserver notre modèle social ?

On l'entend souvent de la part des plus hautes autorités politiques face aux inquiétudes déclenchées par des cycles récurrents de réformes : nos modèles sociaux seront préservés. De Paris à Stockholm, de Bruxelles à Berlin, cette antienne se veut rassurante. Mais l'est-elle vraiment, alors que se multiplient les rafistolages d'une part, les transformations socio-économiques et technologiques de l'autre ?

Quelle ambition pour le compte personnel de formation ? 

En tant que droit universel d'évolution professionnelle attaché à la personne tout au long de la vie active jusqu'à la retraite, le Compte Personnel de Formation apporte un progrès social majeur. Encore faut-il lui laisser le temps de faire ses preuves et professionnaliser les acteurs qui en ont la charge, telle est la teneur du plaidoyer que Bernard Masingue adresse à tous, s'appuyant sur son expérience de DRH, directeur de la formation, consultant, et aujourd'hui partenaire d'Entreprise&Personnel.