Le Parlement européen et la Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker entament leur mandat dans un contexte difficile. Bien que des progrès aient été réalisés depuis le début de la crise en 2008 (comme avec l'Union bancaire), l'Europe n'est pas sortie d'une situation de chômage élevé frappant particulièrement les jeunes. Le faible niveau de croissance, la panne des investissements renforcent le sentiment d'inquiétude et poussent un peu plus au repli, tandis que l'absence de perspectives fait douter de l'Europe beaucoup de nos concitoyens. D'aucuns parlent de « mandat de la dernière chance ».
On ne se rend pas compte en France à quel point notre législation sur la santé au travail a été positivement structurée par l'influence (et les directives...) de l'UE. Il est d'autant plus alarmant de constater la vacuité du nouveau cadre stratégique en matière de santé et sécurité au travail que vient d'adopter la Commission avant sa disparition. Un héritage peu flatteur, que la nouvelle Commission ferait bien de remettre sur l'établi...
Economiste de renom, professeur de sciences économiques à l'Université Paris 10 Nanterre, Michel Aglietta est spécialiste d'économie monétaire internationale et connu pour ses travaux sur le fonctionnement des marchés financiers, qui ont permis de mieux connaître l'Histoire des bourses de valeurs ce qu'il considère être des failles du système financier. Il s'est exprimé très récemment dans la Lettre Europe et Entreprises - qui nous en a très aimablement autorisé la reprise - sur l'impérieuse nécessité de réanimer l'investissement productif pour sortir la zone euro du marasme.
Après une décennie de succès (1998 - 2008), le projet d'une défense autonome de l'Union européenne semble aujourd'hui au point mort. Faut-il pour autant l'enterrer définitivement ? Une relance est-elle possible ? La France peut-elle inciter ses partenaires européens à aller de l'avant ? Des questionnements qui étaient au coeur des Ateliers de la citadelle, le 9 octobre à Lille.
Nouvelle Commission, nouveau Parlement et ce dans un contexte de crise persistante, et de réformes sociales fort peu populaires... Quel futur pour l'Europe sociale ? Metis s'est entretenu avec Bernardette Segol, secrétaire générale de la Confédération Européenne des Syndicats.
La Fondation Robert Schuman vient de publier un policy paper sur la composition de la nouvelle Commission, et sur ses perspectives d'avenir. Metis vous en livre les conclusions les plus intéressantes dans cette infographie.
L'avenir et les mots pour le dire... Ou plus exactement l'absence de ces mots. Voilà ce qui pourrait caractériser une bonne partie du discours politique contemporain, quelle que soit la force politique au pouvoir. Cette vacuité peut avoir des causes très diverses : le flou du projet des gouvernants, le je m'en foutisme d'une élite prisonnière de son entre-soi comme des communicants qui l‘accompagnent, la dictature d'un court terme électoral et sondagier. Mais peut-être aussi une certaine forme d'anomie, une incapacité à nommer les choses qui les dépassent. Ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement dit un dicton fort ancien. Et c'est bien ici que le bât blesse et que se fait le lit de celles et ceux qui parlent clair, à défaut de parler juste.
Pour ou contre l'Europe, pour ou contre l'euro ? L'enjeu des prochaines élections européennes n'était pas là. Certes, jamais l'Europe n'a été aussi affaiblie. Elle est contestée, sans projet lisible pour le futur, sans leadership légitime. Elle connait un chômage de masse, une montée inquiétante des populismes. "La faute à l'Europe" ? De lourdes erreurs de la Commission ? Certainement. L'égoïsme des Etats et la frilosité du Conseil ? Egalement. Mais on peut choisir une autre voie, dès maintenant, l'avenir reste à écrire. Le Parlement européen devrait avoir le dernier mot sur le choix du Président de la Commission.
Après dix ans d'échanges préparatoires, le traité de libre échange transatlantique fait l'objet de négociations secrètes depuis un an. Bruxelles comme Washington refusent de rendre publiques leurs positions, à l'inverse de ce que font les Etats négociateurs au sein de l'OMC. On commence pourtant à entrevoir le contenu de ce traité, des fuites s'étant produites. Un dispositif d'arbitrage des litiges entre multinationales et Etats est au cœur des polémiques actuelles.
Dans le contexte de son dossier sur le travail indépendant, Metis s'est entretenu cette semaine avec Michel Paysant, fondateur de la Cybergazette et représentant national du Forum Européen des Professionnels Indépendants (EFIP). Cette association fédère au niveau européen une dizaine d'associations nationales*.
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