L’Ubérisation du travail est devenu un lieu commun pour désigner les transformations du travail consécutives au développement des plateformes numériques, mais on peine à en définir l’ampleur et les contours au-delà des VTC ou des livreurs à vélo. Si certaines mobilisations ont mis en avant leurs conditions de travail dégradées, on a du mal à appréhender les formes de régulation dont elles pourraient faire l’objet. D’où le mérite de la journée du 18 octobre dernier, coorganisée par le BIT et l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) qui participe au programme de recherche « Le capitalisme de plateformes et ses impacts sociaux » (Capla).
Début 2018, la Finlande adopte une très profonde réforme de l’éducation et de la formation professionnelle qui rappelle les deux réformes françaises parallèles : celle de la formation professionnelle continue et de l’apprentissage (Loi de 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ») et la réforme de la formation professionnelle initiale mise en oeuvre par le ministère de l’Education nationale. Un petit air de ressemblance pour ces réformes, encore que la Finlande soit allée plus loin dans l’innovation.
Les ordonnances « Travail » promulguées rapidement après la mise en place du gouvernement actuel ouvrent des possibilités de dialogue social au niveau de chaque entreprise avec les accords dits de performance collective qui peuvent déroger à de nombreuses règles. La fusion de plusieurs instances de représentation du personnel sous forme de Conseils Sociaux et Economiques est aussi un grand changement. Comment les entreprises s’approprient-elles ces formes de dialogue social ? Christian Pellet, Président de Sextant Expertise, cabinet d’expertise et de conseil auprès des représentants du personnel, fait le point pour Metis.
De l’expérimentation d’un revenu universel (Basic income) en Finlande au « Universal credit » instauré en 2013 au Royaume-Uni en passant par le « revenu citoyen » créé en Italie en 2017, différents pays européens s’essaient à la simplification des multiples régimes de minima sociaux qui se sont construits au fil du temps. Avec des philosophies différentes, mais pas mal de points communs. Et avec des résultats inégaux…
A la suite de la publication en juillet d’un papier de trois économistes de l’AFD, un débat s’est engagé dans Metis sur les évolutions de l’économie et du travail informels, évolutions souhaitables ou décidément malheureuses. Tristan d’Avezac évoque à présent les changements de perspectives qu’apportent le numérique et les nouvelles formes d’échanges monétaires en ligne.
A l’heure où la Loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel » produit ses premiers effets et où les observateurs notent des progrès en matière d’apprentissage (« La vogue de l’apprentissage ne se dément pas » Le Monde, 7 septembre 2019) tandis que le compte personnel de formation (CPF) « patine » comme le notait l’édito de Metis (2 septembre), il est intéressant de regarder ce qui se passe en Europe, quelles mesures sont prises par les pays voisins afin de développer l’enseignement et la formation professionnels (EFP) et en particulier la formation professionnelle continue (FPC) et comment se situe la France par rapport à ses voisins et autres pays européens. De nouvelles dynamiques sont à la l’œuvre : plus de diversité dans les manières de former, moins de frontières entre formation initiale et formation continue…
L’allocation logement (AL) est une composante importante de la politique du logement et de la politique sociale. Les projets de revenu universel d’activité (RUA) proposent de la fusionner avec d’autres prestations notamment le RSA et la Prime d’activité (PA). Un grand chamboulement aux enjeux importants.
L’article de trois chercheuses de l’AFD (repris de The Conversation) mis en ligne par Metis le 23 juillet dernier a suscité des réactions : celle d’André Gauron puis celle d’Emmanuel Couvreur qui travaille avec la CFDT sur les pays d’Afrique «subsaharienne en lien avec la Confédération Syndicale Internationale Afrique. Voici ses analyses.
Le cas de SORI, une entreprise manufacturière de 38 salariés en Isère, permet de visualiser les conditions et étapes d’une transformation vers l’usine du futur à l’échelle d’une PME. Côté organisation du travail et compétences : Une organisation basée sur l’autonomie et la confiance, qui a nécessité un changement radical au Bureau d’études, le recrutement basé sur le savoir-être plutôt que sur les compétences techniques, et beaucoup de formation.
Depuis bientôt un demi-siècle, le concept d’économie dite « informelle » questionne l’aide au développement. L’article publié le 29 juillet dans Metis qui recense les mythes qui entourent cette notion montre que le débat n’a guère évolué. André Gauron, économiste, qui a assuré entre 1998 et 2015 des missions d’expertise pour le MAE, l’AFD et diverses agences de développement, réagit et donne des pistes pour penser différemment le développement, et donc l’aide au développement.
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