Français, occupez-vous de vos seniors : c'est le message envoyé par le nouveau set de recommendations de l'OCDE jeudi passé. On en avait déjà parlé, la France est à la traine dans le soin qu'elle apporte à ses travailleurs plus âgés. Face au vieillissement de la population active, et au recul de l'âge de la retraite, les chiffres sont interpellants : en 2012, seuls 44.5% des seniors avaient un emploi, un pourcentage bien en dessous de la moyenne européenne de 54%. Ils représentent aussi plus d'un quart des chômeurs français.
La crise économique a donné lieu à de nombreuses évolutions en ce qui concerne les législations du travail et l'emploi en général. Elles se sont notamment traduites par la mise en place de nouvelles formes d'emploi : certains Etats membres ont ainsi créé des contrats de travail inédits. Ces mutations des formes d'emploi contribuent à modifier profondément et durablement la composition du marché du travail et se traduisent souvent par une précarisation accrue. Peut-on dès lors imaginer de nouvelles sécurités ou un cadre protecteur plus approprié à ces travailleurs d'un nouveau genre ?
Dans la deuxième partie de cette interview exclusive avec Metis, Charles Woolfson se penche sur l'évolution de la société civile d'Europe centrale et orientale. Quelle sera la place des syndicats dans le développement de ces pays ? Quelles seront les conséquences des troubles sociaux actuels ? A quoi tiennent les différences qui existent en terme d'activisme social entre les nombreux pays de la région ?
Dans une interview exclusive avec Metis et dont nous publions la première partie, Charles Woolfson remet en question notre perception des Européens de l'Est et de leurs développements sociaux au cours des dernières années. Pour cet expert, les politiques des pays de l'Est touchés par la crise ont eu des conséquences alarmantes: indicateurs sociaux en berne, flux migratoires désastreux, troubles civils, ... Au-delà il s'interroge sur la place de la question sociale pour les dirigeants de ces pays.
En Pologne, l'entreprenariat est perçu comme une solution à la crise économique qui secoue l'Europe. Subventions pour la création d'entreprises, incubateurs, consultance gratuite: les incitations à devenir un travailleur indépendant ne manquent certainement pas. Mais quelles conséquences cette politique a-t-elle sur les conditions sociales de ces nouveaux entrepreneurs, ainsi que sur la stabilité du secteur? Merci à Social Europe Journal de nous avoir permis de reproduire la tribune de Maria Skóra, une experte de la Fondation Friedrich Ebert et pour l'organisation syndicale OPZZ
Fondée à peine moins d'un an avant les élections communales de 2012, la « coopérative politique » VEGA (pour « Verts et à Gauche ») a surpris tout le monde à Liège en obtenant 3,6 % des voix et un représentant au Conseil communal. Le siège est occupé par François Schreuer, l'un des initiateurs du projet issu du monde associatif liégeois. Metis l'a rencontré pour évoquer avec lui les défis que pose la défense d'un projet « écosocialiste » dans une Ville comme Liège - un ancien bassin sidérurgique confronté à la désindustrialisation et au chômage - notamment en termes de transition énergétique
En juillet et août 2013, Annette Preyer, journaliste indépendante, a passé six semaines en Grèce à la recherche d'initiatives constructives de sortie de crise, portées par des individus ou des groupes. Des dizaines de rencontres avec des personnes engagées, passionnées, courageuses, réfléchies, solidaires. Une riche moisson d'idées et d'actions qui pourraient, qui sait, inspirer les uns ou les autres en France ou ailleurs. Merci à Place Publique de nous avoir permis de reproduire son reportage.
L'Insee publie une "photographie du marché du travail en 2012". Rien de réjouissant ou de très nouveau. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate que la population des cadres et professions intellectuelles supérieures est parmi les moins touchées par le chômage avec un taux de 3,7%.On en parle peu mais cela mérite d'être souligné
Selon un sondage publié récemment par l'institut BVA, le jugement des citoyens des 5 plus grands pays européens sur l'action de leurs pouvoirs publics est globalement négatif. Il est en outre très contrasté selon l'axe nord-sud : 34% de jugements positifs en moyenne quel que soit le domaine investigué. Seule la police recueille tout juste plus de 50% d'avis positifs (51%) alors que l'action publique en matière d'emploi et de chômage est la plus mal classée (21% d'avis positifs en moyenne et moins de 10% en Espagne et en Italie).
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