Cherche organisation du travail désespérément ! (4)
L'Organisation Scientifique du Travail (OST) connaît un succès extraordinaire dans sa durée, et aujourd'hui encore, dans son extension quasi planétaire. Il y a là une preuve historique de son efficacité démontrée et de sa légitimité de fait. Pour autant, l'histoire ne s'arrête pas. Un modèle - même « scientifique » peut passer pour « l'ordre naturel » tant qu'il répond aux problèmes que nous créons, aux enjeux que nous poursuivons. Une certitude : l'hégémonie et l'exclusivité du recours à l'OST ont eu un début, elles auront une fin
Comment notre démocratie se débrouille-t-elle d'une difficulté évidemment croissante à concilier une foultitude d'intérêts et d'exigences particulières des acteurs économiques, et la poursuite de l'action publique dans le sens du bien commun ?
La crise révèle et accélère encore le divorce entre nos représentations héritées du modèle de l'entreprise communautaire et une réalité de gestion qui leur tourne le dos. Confrontées à une concurrence multiforme et sans doctrine managériale renouvelée, les grandes organisations publiques comme privées sont tentées par la fuite en avant
Les thèmes du sens et de la reconnaissance reviennent en force parmi les facteurs de motivation mais également, de risques psychosociaux en entreprise. Le problème soulevé n'est ni économique, ni technique, mais éthique, de l'ordre du bien et du mal
La reconnaissance est un enjeu de management. Ce n'est pas pour autant une variable ou un levier de gestion. On peut l'illustrer avec la motivation. Thème majeur des années 70-80, il fait couler moins d'encre depuis qu'il est acquis que le mystère de la motivation est largement entre les mains des « motivés »
Voici plusieurs lectures de rentrée pour manager en panne : Et pourtant, je me suis levée tôt..., Bonjour paresse et L'open space m'a tuer
Embauché fin 1988 chez un constructeur automobile, je rencontre une entreprise en proie au doute. Malgré sa compétence technique reconnue, la qualité des produits est insuffisante, ses parts de marché s'effritent. Le péril est extérieur, mais l'ennemi est intérieur
Tout se passe comme si les définitions et limites d'un droit protecteur sur le temps de travail relevaient désormais de l'Europe et plus particulièrement des parlementaires. De fait, les législateurs nationaux semblent d'abord préoccupés de flexibilité et de compétitivité, chacun chez soi...
Le temps de travail vient de connaître en France une profonde évolution. La loi du 20 août 2008 inaugure un droit de la flexibilité salariale. Le principal n'est pas (n'est plus) dans telles ou telles définitions ou limites quotidienne, hebdomadaire ou annuelle, c'est devenu l'affaire de l'Europe